The L Word Study

Forum d'etudes sur les représentations des lesbiennes dans la série The L Word
 
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 Rizzoli & Isles

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SexToy
Julie McCoy
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MessageSujet: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyJeu 4 Aoû - 12:44

Je ne peux pas m'empêcher... ooupsss




Chapitre 1 - L'homophobie intériorisée est source d'anxiété


« J'ai aimé plusieurs femmes dans ma vie »
Depuis que Maura lui avait lancé ça, Jane était bouleversée.
Cela marquait l'irruption de quelque chose d'inattendu dans leur relation bien balisée.
Elle lui avait dit après une remarque de Jane concernant cette mission en immersion à Merch.
Oui, c'était une remarque stupide, et même légèrement homophobe, à bien y réfléchir.
Maura lui avait lancé ça et puis elle avait souri et était sortie de son bureau en refermant doucement la porte derrière elle, sans rien ajouter.
En réalité, Jane n'avait rien contre les lesbiennes. Elle était simplement terrorisée à l'idée que... elle était simplement lasse qu'on imagine sans cesse qu'elle était elle-même gay.
Tout ça parce qu'elle était sportive. Qu'elle détestait les robes, le rose, les activités traditionnellement dévolues aux filles, qu'elle buvait la bière au goulot et qu'elle était très difficile en matière d'hommes.
Parce qu'elle aimait le softball, le football, la course à pied, qu'elle collectionnait les couteaux pliants, qu'elle tirait au révolver avec une dextérité que beaucoup de ses collègues lui enviaient et qu’elle n’hésitait pas à faire usage de ses poings si la situation l’exigeait.
Et alors ? Elle avait toujours été comme ça.
Et elle faisait toujours très attention à ce que les choses soient bien claires : elle était hétéro.
Et il y avait intérêt à ce que ses collègues s'en souviennent.
Et c'était bien le fait que Maura soit clairement hétéro elle aussi qui avait autorisé cette proximité entre elles.
C'était cette frontière rassurante, ce pré carré bien délimité, qui lui permettait de profiter de leur relation en toute sécurité. Dans le cadre défini de leur amitié, elle pouvait admettre qu'il lui était difficile de passer une journée sans la croiser dans les couloirs, sans trouver un prétexte (heureusement, ils ne manquaient pas !) pour aller la voir à la morgue et échanger avec elle quelques propos badins, voir son sourire éblouissant et souligner d'une remarque toujours un peu bourrue la coupe d'un tailleur qui révélait avantageusement la courbe de ses jambes, de ses hanches...
Pour donner le change, elle s'arrangeait toujours pour glisser une remarque sur telle ou telle conquête d'un soir. Parfois elle exagérait largement les faits. Parce que Maura avait l'air de collectionner les amants, qu'elle quittait ensuite régulièrement avec un aplomb déroutant.
C'est vrai que leur relation pouvait paraître... étonnante. Elle tendait une oreille suspicieuse et agacée aux rumeurs sur leur compte, mais elle ne pouvait pas se plaindre, elles étaient inoffensives.

C'est que tout était tellement simple, avec Maura.
Pas Maura en elle-même (elle avait même une complexité qui se révélait de plus en plus profonde avec le temps), mais leur dynamique était si évidente ! Certainement parce qu'elle était une femme : les femmes se comprennent mieux entre elles... Mais elle devait bien admettre qu'elle s'entendait mille fois mieux avec Frost qu'avec ses collègues féminines des stups.
En réalité, Maura constituait une exception.
Maura était à l'écoute. Elle la respectait. Elle la soutenait. Elle prenait un plaisir évident à sa compagnie. Elle trouvait toujours un prétexte, elle aussi, pour la voir durant le week-end : un restaurant à essayer, un tableau à accrocher dans son salon, un film à aller voir... Elle adorait ses airs autoritaires parce qu'elle se montrait par ailleurs si désemparée, parfois.
Elle adorait leur intimité, le fait que Maura pose sa main sur son épaule pour la saluer, sans un mot, comme un geste d'accueil. Qu'elle passe tendrement sa main dans son dos pour la consoler, qu'elle lui prenne délicatement les mains pour la soutenir. Qu’elle lui lance parfois un petit coup de coude amusé, qu’elle la pince pour punir une remarque trop macho.
De vraies amies font ça.

Enfin elle le supposait : elle n'avait jamais eu d'amies comme Maura. Aussi étonnantes, aussi sophistiquées, aussi directes aussi, parfois.
Souvent, elle ne savait pas comment réagir face à certaines de ses sorties, certaines de ses attitudes. Certains de ses regards.
Parfois, ça l'embarrassait.
Quand elles étaient seules dans l'ascenseur qui descendait à la morgue, par exemple.
Maura s'appuyait généralement contre la main courante, la tête baissée sur ses escarpins, pensive, et il y avait toujours ce moment où elle finissait par relever les yeux vers elle sans sourire. C'était étonnant, cette absence de sourire, alors qu'elle lui lançait des flashs éblouissants de blancheur quinze fois par jour ! Là non : son regard se soudait au sien et la cabine lui semblait soudain terriblement exiguë, terriblement étouffante. Maura se détachait alors de la cloison d'un balancement de hanches et elle se postait à quelques centimètres d'elle durant les dernières secondes avant l'ouverture des portes, et Jane, enveloppée par l'odeur de son parfum mêlé à celle, plus chaude et plus intime, de sa transpiration, ne savait plus sur quel pied danser, incapable de bouger, luttant contre l'envie soudaine, insolite, violente, de l'entourer de ses bras et de la serrer contre elle.
Parce que ça, elle savait que de vraies amies ne le faisaient pas.
Pas de vraies amies hétérosexuelles, en tout cas.

Mais Maura venait de lui dire qu'elle n'était pas hétéro.
Pas totalement.
Qu'elle avait aimé des femmes.
Elle devait lutter pour repousser les images qui se présentaient dans son esprit : ça ne la regardait pas. Elle n'avait pas le droit d'imaginer Maura dans les bras d'une femme, pas plus que dans les bras d'un homme.
Elle l'avait déjà fait, pourtant.
Quand Maura lui parlait d'une de ses éphémères conquêtes masculines, elle les voyait au lit.
Avant de s'endormir, parfois, elle invoquait les scénarios plausibles de leurs ébats. Elle n'en était pas fière et mettait ça sur le compte de la fatigue et de sa propre frustration sexuelle.
Elle les imaginait en train de faire l'amour, le coeur déchiré par la jalousie.
La jalousie.
Un sentiment complexe.
La plupart du temps, c'était Maura qu'elle jalousait, elle qui multipliait les aventures avec facilité et menait sa vie sentimentale et sexuelle avec un détachement surprenant.
Mais parfois, dans le secret et l'intimité de sa chambre, certainement quand la fatigue et la frustration étaient à leur maximum, il lui était arrivé de jalouser les partenaires de Maura.
Ceux qui pouvaient céder à leur désir, par exemple en la prenant dans leurs bras pour la serrer contre eux.
Ceux qui avaient accès à une part d'elle qui lui était inaccessible.
Ceux qui pouvaient la déshabiller, découvrir son corps qu'elle devinait splendide, qui pouvaient l'explorer de leurs mains, de leurs baisers.
Qui pouvaient prendre possession d'elle et la faire gémir, crier, perdre toute retenue...
Jusqu'à présent, ça avait été facile, malgré tout, de se dire que c'était impossible.
Une impossibilité rassurante.
Une fatalité faisait qu'elles étaient nées femmes toutes les deux.
Et les femmes devenaient amies et non amantes.
Et elle avait beau pouvoir admettre, à la rigueur, que ses sentiments pour Maura étaient certainement « excessifs », voire effrayants : ils pouvaient être tranquillement versés sur le compte de l'amitié.
Et rien ne pouvait mettre ça en péril.

Jusqu'à la remarque de Maura.
Maura avait aimé des femmes.
Et à sa façon de le dire, Jane avait compris qu'elle n'avait pas parlé que de sentiments.
Pas « une femme », comme un égarement temporaire, comme un coup d'un soir à mettre sur le compte de la fatigue et de la frustration.
Non : « des femmes », comme l'acceptation d'un fait, d'une constante dans sa vie : le docteur Maura Isles pouvait être séduite par des hommes ou par des femmes. Quand le docteur Maura Isles regardait une femme, elle pouvait porter sur elle un regard qui n'était pas forcément neutre, qui pouvait être appréciateur. Elle pouvait se laisser émouvoir par le corps d'une femme. Elle pouvait prendre plaisir à le regarder, pas comme elle regardait un tableau dans un quelconque musée parisien, mais avec désir.
Avec un désir assumé.
Un désir auquel, à l'occasion, elle s'autorisait à accéder.
Elle l'avait déjà fait.
Et elle le referait certainement.



Dernière édition par SexToy le Mar 16 Aoû - 10:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyJeu 4 Aoû - 20:37

..miam.. ooupsss
ça me donnerait presque envie de me lancer dans l'écriture..
Continue..stp

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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyJeu 4 Aoû - 20:52

wiwi a écrit:
..miam.. ooupsss
ça me donnerait presque envie de me lancer dans l'écriture..
Continue..stp

Vas y ! Fais toi plaisir . wnk3
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyMar 16 Aoû - 10:43

Chapitre 2 : L'art complexe de la communication

Maura était déçue par l'attitude de Jane.
Elle avait déjà été agacée par Jane, désarçonnée par elle plus souvent qu'à son tour, parfois même en colère contre elle. Mais déçue jamais.
Mais là, au milieu des différents sentiments qui l'assaillaient depuis qu'elle lui avait parlé de ses partenaires féminines, c'est la déception qui dominait.
Elle n'avait pas imaginé que Jane puisse réagir ainsi.
Certes, elle détestait imaginer. Elle préférait s'en tenir aux faits et aux expériences dont les résultats étaient indiscutables. C'était plus facile que d'affronter les aléas des relations humaines.
Pourtant, elle pensait avoir suffisamment décrypté les signes évidents que lui envoyait Jane pour pouvoir lui révéler ce détail de sa vie intime sans risque.
Mais elle s'était trompée.
En matière de relations humaines, les faits n'étaient pas têtus. Ils se révélaient contradictoires, changeants, relatifs... impermanents.
Une fois de plus, Maura se sentait incapable de les comprendre, de les assimiler. Elle avait besoin de s'appuyer sur un univers stable, solide, indiscutable.
Pour elle, ce qui était indiscutable, par exemple, c'était la constance de sa relation avec l'inspecteur Jane Rizzoli.
Bien sûr, elles étaient très différentes l'une de l'autre et une grande part de ce qui animait sa collègue lui échappait totalement : ses sautes d'humeur, notamment. Maura n'était jamais maussade ou surexcitée. Elle n'était jamais épuisée nerveusement ou capable d'entrer dans une colère noire.
Mais elle aimait ça. Elle aimait observer les émotions qui se succédaient sur son beau visage comme sur un écran, tellement évidentes à lire, à assimiler.
A comprendre.
Oui, c'est ce qu'elle aimait le plus chez Jane : l'impression de la comprendre. Mieux que 99% des gens qu'elle côtoyait. L'impression de ne plus être seule dans sa bulle, de pouvoir communiquer, enfin.
Et d'être comprise.
Ou du moins acceptée.
Jusqu'à maintenant, Jane avait toujours envie de la fréquenter, malgré ce qu'elle était.
Pas malgré le fait qu'elle était légiste : dans le métier, ça n'arrêtait pas beaucoup de ses collègues. Mais le fait qu'elle était franchement socialement inadaptée. Que derrière ses sourires éblouissants, ses tenues d'un goût exquis et son dévouement professionnel, elle cachait, plutôt mal pour qui la connaissait, des difficultés relationnelles qui, dans certaines situations, pouvaient toucher au handicap.
Jane le savait et, même s'il lui arrivait de la bousculer un peu au cours d'une enquête, parce qu'elle était pressée par le temps, sa patience, habituellement, était une bouée de sauvetage.
Un privilège.
Et elle avait peur qu'il lui soit maintenant retiré.
Le seul domaine dans lequel elle n'éprouvait pas ces difficultés était celui de ses relations avec les hommes. Peut-être parce que, lorsqu'il s'agissait de sentiments, ils avaient un fonctionnement facile à analyser ? Voire simpliste ?
Elle s'accommodait facilement de ce mode de communication rudimentaire : je veux, je prends, je jette.
Evidemment, il était difficile de bâtir une relation sur ce mode d'échange et elle était contrainte de changer de partenaires souvent pour pouvoir nourrir une vie sexuelle suivie.
Avec les femmes, ce n'était pas pareil.
Les femmes étaient plus compliquées. C'est pourquoi elle n'avait eu que peu d'aventures avec elles. Peu nombreuses, mais plus intenses.
Elle n'avait jamais compris pourquoi elle était censée se contenter de relations avec des représentants du sexe opposé : les femmes étaient tout aussi belles et désirables que les hommes.
Jane, par exemple, était extrêmement belle et désirable.
Plus que la plupart des hommes et des femmes qu'elle avait connus.
Elle incarnait ce mélange de force et de grâce qu'elle aimait dans la statuaire gréco-romaine découverte au musée des Offices, à Florence : des muscles longs superbement dessinés, des courbes étonnamment gracieuses au milieu de tant de puissance, un visage vigoureux, des yeux en amande au regard intense et une bouche... elle préférait ne pas penser à sa bouche.
Et encore moins à ses mains.
Même si elle devait confesser qu'elle pensait souvent à ses mains.
Et pas uniquement pour se soucier des vilaines cicatrices, parfois encore douloureuses, qui dessinaient une étoile sur ses paumes. Mais parce qu'elles étaient larges, puissantes, striées de veines apparentes et certainement incroyablement douces depuis qu'elle avait insisté pour qu'elle en prenne soin tous les jours avec une crème hydratante.
Elle pensait souvent à ses mains sur elle, et pas seulement quand elle était seule dans son lit. Elle y pensait même de plus en plus souvent quand elle faisait l'amour avec ses conquêtes du moment. Il suffisait de fermer les yeux et d'invoquer son visage, ses longs cheveux odorants effleurant son visage, la douceur pressante de ses baisers et là, ses mains sur ses seins, ses mains sur son ventre, ses mains glissant entre ses cuisses, se substituant en elle aux assauts sans imagination de son amant.
Dans ces moments-là, son émotion était si forte qu'elle en était bouleversée. Bouleversée de se sentir si vivante, tellement reliée à une autre personne. Même si cette personne n'était pas physiquement présente.
C'était mieux que rien.
Mieux que cette solitude qui la hantait.
« Jane... Oh, Jane ! »
Bien sûr, celui-là, en entendant Maura crier ce nom d'une voix désespérée, altérée par la jouissance, ne l'avait pas rappelée.
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyMar 16 Aoû - 19:31

ooupsss

la suite ! la suite!!

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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyMer 17 Aoû - 11:09

Merci pour tes encouragements ! Smile
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyJeu 18 Aoû - 21:02

J'adore !!! gooood

J'ai fais lire à ma chérie, elle a beaucoup aimé aussi, alors on te dit en duo, enfin en trio avec Wiwi : LA SUITE !!!

Stp, n'arrête pas en si bon chemin, c'est trop bon wnk3

Bravo et merci fleurs2
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyVen 2 Déc - 9:16

Le pouvoir des mots, c'est quelque chose quand même... confus2

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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyVen 2 Déc - 21:10

C'est pour quand la suite ? Razz Wink
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptySam 3 Déc - 10:33

Halala... je les avais presque oubliées ces deux-là !
J'ai lu que la saison 3 avait repris aux USA, peut-être que ça va m'encourager pour la suite ! ;-)
Merci pour votre enthousiasme !
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyMer 14 Déc - 22:05

la suite !!!! je ne connais pas du tout Rizzoli & Isles et ça me donne envie de remédier à ça, en lisant tout ce que tu postera
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyJeu 15 Déc - 8:30

Tout ce que je posterai ? Ben moi qui pensais conclure ça en un seul chapitre, tu me mets la pression, là ! wnk3
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyJeu 15 Déc - 8:32

Vi, mais à partir de janvier hein..que tu aies quelques jours pour te reposer et nous faire rêver pour la nouvelle année ^^

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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyJeu 15 Déc - 11:27

Tu es bien bonne, merci pour ta magnanimité ! Smile
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyVen 6 Jan - 16:54

si tu as un peu de temps pense à nous Sextoy !
enfin prends le temps aussi de te reposer et te t'occuper de ta chérie
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyLun 16 Juil - 8:29

Chapitre 3 : De l’usage des ascenseurs et des autres lieux confinés

- Jane, tu me regardes avec un air d’animal traqué.
- Quoi ?!
- Je comprends que la situation dans cette cabine soit inconfortable, mais je m’attendais plutôt à ce que tu prennes les choses en mains pour nous sortir de là, pas à ce que tu te colles contre la paroi en métal en me regardant avec effroi.
Le ton de Maura était égal. Mais Jane connaissait la moindre inflexion de sa voix : elle y avait perçu une blessure inattendue.
Evidemment que la situation était inconfortable ! Alors qu’elle avait réussi à éviter Maura depuis deux jours, elles s’étaient retrouvées par hasard dans le même ascenseur au commissariat, celui-là même qui venait de se coincer entre deux étages du sous-sol de la morgue. A dix heures du soir. Un samedi.
Pour le moment, Jane s’était contentée d’appuyer avec insistance sur les boutons du tableau de commandes, sans provoquer le moindre effet. C’est Maura qui venait de briser la glace en lui adressant la parole. Elle était soulagée qu’elle l’ait fait, même si sa remarque la mettait spécialement mal à l’aise.
- Jane, maintenant, je pense que tu peux passer à la phase où tu donnes des coups de pied dans la porte, pour que je puisse te dire que ça ne sert à rien et qu’il faut trouver une autre solution.
Jane cligna des yeux avant de comprendre que Maura tentait de plaisanter. Ce n’était vraiment pas le moment, même si quelque par ça la soulageait un peu.
- Je vais appeler la centrale, dit Jane en sortant son portable. Elle ouvrit le clapet et le referma dans le même mouvement : pas de réseau.
Elle inspecta ensuite le plafond de la cabine : une trappe était visible, mais hors de portée. En baissant la tête, elle vit que Maura avait suivi son regard.
- Il faudrait que tu ailles voir…
Aucune hésitation sur le partage des tâches. Elle devait admettre qu’elle aimait quand Maura s’appuyait sur elle, valorisait sa force, faisait mine d’avoir besoin d’elle.
- OK, mais, c’est beaucoup trop haut, je ne vois pas comment je pourrais…
- Je pourrais te faire la courte échelle.
Jane la regarda du coin de l’œil avant de secouer la tête avec un petit rire.
- Tu fais du yoga et de la course à pied, pas de la musculation. Je ne vois pas comment tu pourrais espérer me soulever jusque là-haut !
Elle rougit légèrement en voyant Maura la détailler de la tête aux pieds, un demi-sourire aux lèvres.
- Alors c’est toi qui vas me soulever, dit Maura finalement. Je jetterai un œil et je te dirai ce que je vois. Comme ça tu pourras évaluer si ça vaut la peine qu’on se casse le cou ou s’il vaut mieux attendre les secours.
Sans attendre, Maura enleva ses escarpins italiens et les poussa du bout du pied contre la cloison de la cabine. Elle se retourna et se retrouva face à Jane qui n’avait pas bougé d’un pouce.
- Jane ? C’est la seule solution, crois-moi. Le plafond est à 1m30, je mesure 1m68 : avec ton aide, je peux facilement atteindre la trappe : visiblement, elle est d’un modèle qui s’ouvre vers l’intérieur, il n’y aura donc pas besoin d’une poussée particu…
- Maura ! C’est bon, j’ai compris ! dit Jane avec impatience.
Elles s’étudièrent du regard un moment. Maura voyait passer sur le visage empourpré de Jane des émotions contradictoires qu’elle avait du mal à décrypter, mais la gêne dominait.
- Dans ce cas qu’est-ce que tu attends ?
Elle pencha la tête de côté, les mains sur les hanches dans une attitude pleine de défi.
Jane avala sa salive. Est-ce qu’il ne faisait pas de plus en plus chaud dans cette cabine exiguë ? Son cœur se mit à cogner dans sa poitrine en regardant sa collègue et jusqu’à présent amie avancer d’un pas, balançant sa silhouette aux courbes si magnifiquement mises en valeur par son tailleur Stella McCarthy.
- Jane. Arrête de me regarder comme ça et fais-moi la courte échelle !
La jeune femme savait qu’il fallait qu’elle dise quelque chose pour garder le contrôle de la situation, mais sa gorge s’était asséchée brutalement en voyant Maura remonter légèrement sa jupe. Elle avança d’un pas de plus et posa délicatement la main sur son épaule.
- Jane », dit-elle en la regardant droit dans les yeux, à quelques centimètres de son visage. « Fais-moi la courte échelle ! ».
En sentant le sang refluer brutalement à ses oreilles, Jane se pencha en avant pour croiser ses doigts en corbeille à la hauteur de ses genoux. Sa tête effleura la poitrine de Maura qui n’avait pas bougé et elle ferma les yeux au moment où la légiste posa son pied ourlé d’un bas couleur perle, aux ongles vernis, dans la paume de ses mains. Elle sentit Maura prendre appui sur ses épaules.
- Porte-moi », lui glissa-t-elle à l’oreille dans un souffle qui lui balaya la joue.
La jeune femme se redressa et le corps de Maura se plaqua contre elle dans un fouillis de vêtements, de parfum et de courbes soyeuses. Jane bloqua sa respiration, à cause de l’effort et pour tenter de bloquer le torrent qui déferlait sur ses sens.
- Plus haut !
La voix de Maura, déformée par l’effort, la fit frissonner quand elle coula dans ses oreilles. Elle leva les yeux vers le plafond pour voir où elle en était et elle sentit une bouffée de chaleur l’envahir quand son regard glissa sur son ventre dévoilé par son chemisier qui s’ouvrait en corolle au-dessus de sa tête. Elle sentit la chaleur de son corps irradier contre ses joues et son front. L’odeur de sa peau, qui n’était altérée par aucun parfum à cet endroit, l’envahit totalement. Pour se soustraire au trouble qui était en train de la gagner, elle baissa précipitamment les yeux et son regard tomba sur les jambes de Maura, parfaitement gainées d’un bas couleur perle. Sa gorge se noua. Bas ou collant ? Est-ce qu’elle avait un porte-jarretelles ?
Elle faillit perdre l’équilibre en sentant son ventre se contracter brutalement.
- Maura ! Est-ce que tu as bientôt fini ? » cria-t-elle, désespérée.
- Qu’est-ce qui t’arrive Jane ? Je suis trop lourde pour toi ? Tu veux dire que je suis trop grosse ?
La voix qui lui parvint d’en haut était ironique.
- Tu sais bien que tu es parfaite, Maura. Arrête de te moquer de moi !
- Seulement si tu arrêtes de regarder sous ma jupe…
- Je… Maura !
Jane leva précipitamment les yeux. Maura la regardait en souriant, une main accrochée à la poignée de la trappe, les cheveux défaits, les joues rosies par l’effort. Elle était tellement désirable qu’elle en eut le souffle coupé. Elle vacilla sur ses jambes et tomba à la renverse sans crier gare, entraînant Maura dans sa chute dans un grand désordre de bras et de jambes.
Quand elle reprit ses esprits, Maura était à moitié échouée sur elle. Elle sentait son poids la clouer au sol, l’empêchant de bouger. Sa respiration courte caressait son cou et ses cheveux recouvraient son visage. Un grand calme envahit Jane quand elle comprit et admit que c’était exactement ce qu’elle voulait : sentir pour toujours le corps de Maura abandonné contre elle.
- Oh Jane… ! », la voix de Maura était à la fois plaintive et amusée. « J’espère que tu n’as rien ! »
Elle se redressa légèrement. Les bras de Jane, comme mus par une vie propre, se refermèrent autour de sa taille pour l’empêcher de bouger. Elle s’étonna de sentir ses muscles rouler sous sa peau et sentit le rouge lui monter aux joues en devinant la rondeur de ses fesses, à quelques centimètres de ses mains. Elle ouvrit les yeux quand elle sentit les doigts de Maura repousser doucement les cheveux de son visage. Leurs regards se croisèrent.
- Jane, articula Maura, tu es tellement adorable quand tu es désemparée comme ça… ça me donne terriblement envie… de t’embrasser. » Sa voix s’étrangla un peu dans sa gorge en prononçant les derniers mots.
Jane sentit le sang embraser ses oreilles. Son cœur semblait vouloir s’échapper de sa poitrine. C’était exactement ce qu’elle voulait elle aussi : embrasser Maura, enfin! Cesser de prétendre qu’elle ne la désirait pas.
Maura se pencha légèrement vers son visage, en étudiant son expression. Quand elle vit que le regard de Jane était fixé sa bouche, elle sourit et franchit les quelques centimètres qui la séparaient encore d’elle. Jane eut l’impression de mourir un peu quand ses lèvres se posèrent sur les siennes. Le baiser de Maura n’avait rien d’hésitant, il était plein d’une assurance qui lui fit tourner la tête. Quand elle glissa sa langue entre ses lèvres pour venir caresser la sienne, un gémissement rauque monta dans la gorge de Jane. Elle sentit tout son corps, électrisé, lui répondre.
- Oh mon Dieu, Maura ! Qu’est-ce que tu fais ?
La voix de Jane, d’ordinaire posée, était éraillée, pleine de désarroi. Maura se redressa, échevelée et à bout de souffle, se hissa à califourchon sur le ventre de Jane et commença à déboutonner son chemisier sans la quitter des yeux.
- Je profite de la situation de façon éhontée… articula-t-elle dans un souffle.
Comme hypnotisée, Jane vit apparaître son soutien-gorge gris qui retenait ses seins parfaits. La réalité de ce qui était en train de se passer la frappa soudain. Maura était en train de se déshabiller. Vraisemblablement pour faire l’amour avec elle. Est-ce qu’elle pouvait risquer de perdre son respect en tant que collègue et sa complicité en tant qu’amie en s’abandonnant enfin au désir qui la brûlait ?
Quand Maura balança par-dessus sa tête le soutien-gorge qu’elle venait de dégrafer, elle se dit, en voyant ses seins parfaits rebondir légèrement dans le mouvement, qu’elle était présentement prête à n’importe quoi pourvu que ce moment ne s’arrête jamais.
En se promettant qu’elle réfléchirait plus tard aux conséquences de ces actes, elle se redressa et referma ses mains en coupe sur les seins de Maura. Elle recueillit sur son visage son gémissement de plaisir et de soulagement.
- Oh Jane… j’attends ça depuis si longtemps ! Souffla-t-elle contre sa bouche, éperdue. « J’ai tellement envie de toi que ça me fait mal ! »
Le bout durci des seins de Maura dardait entre ses doigts. Elle se pencha pour les taquiner du bout de la langue en s’émerveillant du naturel et de la spontanéité de son geste. Tout avait l’air si simple et évident. La légiste s’agrippait à ses épaules en murmurant son nom, bouleversée par sa caresse. Jane était émerveillée d’entendre sa voix altérée par le désir et, en la soulevant légèrement pour l’allonger par terre contre elle, elle décida que ses nuances lui serviraient de guide dans ce qu’elle s’apprêtait à faire pour la première fois.
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyLun 16 Juil - 18:52

ooupsss Merci Sextoy !!! Mais du coup ça donne envie d'en lire encore !!!! Insatiable tu nous rends
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyLun 16 Juil - 19:25

ooupsss Tu m'a fais avaler mon nuggets de travers.... veux po voir

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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyMar 17 Juil - 8:39

Chapitre 4 : We’re here, we’re queer, get used to it !

Jane ne savait pas ce qui était le plus difficile à assumer : le regard de Frost, qui les avait surprises dans une situation compromettante en parvenant à forcer la porte de l’ascenseur en panne après avoir entendu du bruit de l’autre côté de la cloison, ou celui de Maura, encore pétillant de désir et d’enthousiasme, qui lui mettait du coton dans les genoux quand elle le croisait.
Après avoir remonté ensemble l’escalier de la morgue en silence, ils arrivèrent à l’accueil où Jane parvient à rassembler assez de courage pour prononcer quelques mots.
- Frost, je peux te parler un instant ?
- Je vais vous laisser tous les deux », minauda Maura en s’éloignant de quelques pas.
Jane la suivit du regard le souffle coupé. Comment parvenait-elle à garder cette élégance nonchalante alors que leur collègue venait de les découvrir à moitié nues dans une cabine d’ascenseur en train de… elle ferma les yeux pour tenter d’endiguer la vague d’images qui déferla sur elle avant de porter son attention sur Frost.
- Ecoute, je ne sais pas ce que tu as vu, mais…
- Je vous ai vues en train de coucher ensemble», dit-il très vite en tentant de garder une expression neutre.
Jane inspira profondément en se pinçant l’arête du nez. La panique était sur le point de la gagner, ce qui n’augurait rien de bon.
- Je… heu… oui. Enfin non...
- Si », répondit-il platement. « Je n’y connais pas grand-chose au sexe entre femmes, mais ça ressemblait quand même furieusement à ça. Tu avais remonté sa jupe et tu avais ta main entre ses…
Jane le fusilla du regard et il leva les mains en signe de reddition.
- Si jamais tu dis le moindre mot à quiconque, je te jure que je te troue la peau, est-ce que c’est compris ?
- D’accord, d’accord. Mais Jane… tu ne crois pas que les gens ne se doutent pas depuis des années de ce que vous faites toutes les deux ?
- Pardon ?!
- Je veux dire… tout le monde sait que vous sortez ensemble et personne n’a jamais rien dit, il me semble. Je crois que tout le monde s’en fout ou s’est fait à l’idée. Tu sais, on est au XXIe siècle quand même !
- Je ne sors pas… Jane remarqua qu’elle criait et elle baissa la voix. Elle jeta un regard vers l’autre côté du hall. Maura semblait absorbée par le fonctionnement du portillon électrique.
- Je ne sors pas avec Maura », articula-t-elle à mi-voix en se retournant vers lui.
Frost leva un sourcil dubitatif.
- Ah bon ? Comment tu appelles ça alors ? Je ne comprends décidément rien aux lesbiennes !
Jane ouvrit des yeux ronds et l’attrapa par le col de sa chemise d’un geste vif.
- Je ne suis pas lesbienne ! Siffla-t-elle entre ses dents.
- Comme tu veux Jane, comme tu veux… On a eu une formation sur les populations LGBT, je sais donc qu’il ne faut pas étiqueter les gens et qu’il faut attendre qu’ils se définissent eux-mêmes le cas échéant.
Jane fulminait. Elle était sur le point d’écraser sa main dans la figure de son collègue quand Maura entra dans son champ de vision.
- Jane… tu en as encore pour longtemps ?
Les vibrations de sa voix descendirent le long de sa colonne vertébrale pour atteindre des régions qui, il y a peu de temps, étaient encore en pleine effervescence. Elle se tourna vers elle, empourprée, incapable de dire le moindre mot.
- J’y vais, Maura. », dit Frost avec chaleur. « J’ai l’impression que vous avez des choses à faire, toutes les deux !»
Il adressa un clin d’œil à Jane et tourna les talons pour quitter le commissariat par la porte de service.
- Tu l’as remercié de nous avoir tirées d’affaire ? », demanda Maura en redressant le col de la chemise que Jane avait enfilée à la hâte.
Jane tressaillit en sentant sa main près de son cou. Maura avait le regard lourd, les lèvres légèrement tremblantes, les cheveux défaits. L’une des manches de la veste de son tailleur était froissée, mais Jane se dit qu’elle n’avait jamais été aussi belle. Et qu’elle était en train de la consumer littéralement sur place en balançant ainsi doucement ses hanches devant elle, comme une invitation lascive. Elle avait encore sur elle l’odeur de sa peau et ses oreilles résonnaient encore de ses gémissements plaintifs. En sentant monter en elle le désir irrépressible de la prendre dans ses bras et en comprenant que Maura n’attendait que ça, elle recula d’un pas, effrayée.
- Maura… il faut qu’on parle !
Maura se pencha vers elle avec une lenteur étudiée, l’attrapa par la nuque et l’attira légèrement vers elle pour effleurer son oreille de ses lèvres.
- On parlera autant que tu veux plus tard, Jane. Pour le moment je veux qu’on finisse ce qu’on a commencé.
Elle recula d’un pas en souriant et lui prit la main pour l’entraîner avec elle.
- Je n’ai pas envie d’être interrompue encore une fois : allons chez moi. Que Frost nous ait surprises ne me gêne pas plus que ça, mais je ne suis pas sûre que je m’en remettrais si ta mère débarquait à l’improviste !
Jane la suivit comme si elle avait été le joueur de flûte de Hamelin, aimantée par son rire cristallin et incapable de penser.
Maura avait raison : elles auraient tout le temps de parler plus tard.
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyMar 17 Juil - 9:13

Merci Sextoy tu as rendu mon réveil bien agréable. (oui je suis encore au lit ^^)
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyMar 17 Juil - 9:15

Tu as bien de la chance ! ;-)
Merci à Wiwi et à toi pour votre retour.
Je pense qu'on dernier chapitre devrait clore l'affaire.
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyMar 17 Juil - 9:42

(il manque juste ma chérie dans le lit)
Je vais donc savourer la dernière. En tout cas merci à toi de prendre le temps d'écrire.
Avec ma chérie on aime se faire la lecture, m'autorises-tu à les imprimer (parce que sur le téléphone ça pique les yeux) pour lui lire. Une fois la lecture faite ,je détruirai les feuilles.
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyMar 17 Juil - 10:15

Mais oui, évidemment !
Et tu peux même les garder si tu veux.
Je suis très flattée.
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyMar 17 Juil - 14:38

Merci godwin Je pense que ça va lui plaire !
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MessageSujet: Re: Rizzoli & Isles   Rizzoli & Isles EmptyDim 18 Aoû - 22:03

On peut avoir une suite? S'il vous plait....s' il vous plait....:'( :'( :'(
C'est sadique de faire attendre comme ça ;-)
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