The L Word Study

Forum d'etudes sur les représentations des lesbiennes dans la série The L Word
 
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 Poésie

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wiwi
Julie McCoy


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MessageSujet: Re: Poésie   Dim 30 Mar - 21:00

La cité d'Emeraude




Ferme les yeux..
Ta main qui frôle la pierre..
Un silence qui se fait, une histoire se dévoile

Tu n’es plus elle ou lui, tu es un parmis tous
Humain passager des couloirs du temps
Qui amènent à connaître parmis les rêves fous
Ceux que d’autres encore n’imagineraient pas



Ouvre les yeux
Vois devant toi la forteresse de pierre
Comme un diamant sertit de vagues d’émeraudes
Le soleil et la brume qui se jouent du présent

Avance
Que tes pieds empruntent le chemin de l’ancêtre
Ta trace se jumelant, comme un subtil écho
A celle de l’inca qui devança tes pas


Sent
Le pouvoir du soleil, fertile et destructeur
Symbole de la vie, décadence d’une grandeur
Il illumine émeraude et pierres entremêlées
A son souffle une voix, psalmodie le passé




Touche
Le minéral dompté,
Que côtoie la falaise , nature et homme entrelacés
Il n’y a pas de temps et tu revois l’enfant
Tout de miel et d’ébène, peau et regard gravés
Qui te fixe des yeux, et reprend son chemin

Respire
L’odeur d’une cité que l’on disait perdue
Le blé et le mais en terrasses cultivés
Comme un tableau précieux de couleurs accolées




Vis
Cet instant pour toi seule
Un lien entre toi, la terre et l’ homme
Un point précis d’osmose qui se défie du temps

Partage
Un peu de la magie, de la cité d’émeraude
Offre par tes doigts fins ou la douceur de ta voix
Cet instant hors de tout, cette vision idéale
Où le ciel étend son manteau protecteur
Sur la cité des hommes que la nature berce.

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wiwi
Julie McCoy


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MessageSujet: Re: Poésie   Lun 31 Mar - 21:40

Fière et Digne




Des épreuves de la vie, en côtoyer le gouffre
Vivre ou plutôt survivre, et ne pas dire qu’on souffre
Lâcher la rampe et l’escalier le dévaler
Dans le tapis de la vie à jamais se prendre les pieds


Les yeux dans la merde, le cœur dans la mort
Se dire qu’il n’y a rien, que se marre le sort
Baisser les bras, et dire non à l’amour
Se dire qu’y a que des jamais, oublier le toujours


Planter ses jambes lourdes, dans le chemin de goudron
Les poings liés, blessés par la dépression
Oublier qu’il y a, ne croire que le passé
Qu’il avait raison, qu’il finit par gagner


Mais relever la tête, les doigts dans le ciel
Poing serré la revanche, de ce vécu de fiel
Passer la première, pas rester au point mort
Comprendre sa colère et rayer les remords

Ne pas se dire c’est ça, je suis, elle est
Entre nous pas possible, elle finira par s’en aller
Apprendre à se connaître, apprendre l’abandon
Dans ses bras, dans ses yeux, plus demander pardon


Lui donner tout, et puis se laisser croire
Que dans sa main sur ma joue, y a l’début de l’histoire
Recommencer à deux, se construire mains à mains
Balayer mon hier et ne penser qu’à demain

Envisager son corps, comme un trésor trouvé
Le découvrir encore, dans les yeux tatoué
La pupille en stylo, en graver les contours
Dans mon corps et mon cœur, caresser son parcours


Avancer là toujours, un pas après l’autre
Du gouffre jamais loin, avec la peur d’une faute
Du faux pas, de la perte, mais jamais renoncer
La vie elle m’appartient, dans ses bras j’veux m’noyer


J’en ai assez vécu, des matins sans couleurs
A m’demander pourquoi, à rechercher l’erreur
Je sais, j’suis pas parfaite, mais la vie ne l’est pas
Quand on peut plus dire j’t’aime maman, j’t’aime papa

Fille de la nuit, aux cicatrices en gravures
Avec tes yeux, ton sourire, j’veux gommer mes ratures
En faire des arabesques, sous ton pinceau d’artiste
Dessin de mes desseins, que mon âme lui résiste

Donne moi de ta force, laisse moi t’emmener
Te faire découvrir une vie que j’voyais défiler
La tête levée, j’avance, que j’ai peur ou qu’j’ai mal
J’ai le droit à la vie, pas aux pleurs qui dévalent



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MessageSujet: Re: Poésie   Jeu 10 Avr - 18:05

Pour Jane

225 jours sous l'herbe
et tu en sais plus que moi.

ils ont pris ton sang depuis longtemps.
tu es une brindille sèche dans un panier.

est-ce ainsi que ça marche?

dans cette chambre
les heures de l'amour
font toujours des ombres.

quand tu es partie
tu as presque tout
emporté.

je m'agenouille dans la nuit
devant des tigres
qui ne me laisseront pas en paix.

ce que tu étais
n'arrivera plus

les tigres m'ont trouvé
et je m'en fous.


Les jours s'en vont comme des chevaux sauvages dans les collines (Charles Bukowski)



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MessageSujet: Re: Poésie   Sam 12 Avr - 21:01

Polly a écrit:
les tigres m'ont trouvé
et je m'en fous.





..........

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MessageSujet: Re: Poésie   Jeu 17 Avr - 20:51

Cahier d'un retour au pays natal - (extraits)

Partir.
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-
panthères, je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas

l'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture
on pouvait à n'importe quel moment le saisir le rouer
de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir
de compte à rendre à personne sans avoir d'excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot

mais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la
face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait
dans sa soupière un crâne de Hottentot?


Je retrouverais le secret des grandes communications et des grandes combustions. Je dirais orage. Je dirais fleuve. Je dirais tornade. Je dirais feuille. Je dirais arbre. Je serais mouillé de toutes les pluies,
humecté de toutes les rosées. Je roulerais comme du sang frénétique sur le courant lent de l'oeil des mots en chevaux fous en enfants frais en caillots en couvre-feu en vestiges de temple en pierres précieuses assez loin pour décourager les mineurs. Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre.
Et vous fantômes montez bleus de chimie d'une forêt de bêtes traquées de machines tordues d'un jujubier de chairs pourries d'un panier d'huîtres d'yeux d'un lacis de lanières découpées dans le beau sisal d'une peau d'homme j'aurais des mots assez vastes pour vous contenir
et toi terre tendue terre saoule
terre grand sexe levé vers le soleil
terre grand délire de la mentule de Dieu
terre sauvage montée des resserres de la mer avec
dans la bouche une touffe de cécropies
terre dont je ne puis comparer la face houleuse qu'à
la forêt vierge et folle que je souhaiterais pouvoir en
guise de visage montrer aux yeux indéchiffreurs des
hommes



Aimé Césaire

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MessageSujet: Re: Poésie   Jeu 17 Avr - 20:55

Oui..Césaire..emu

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MessageSujet: Re: Poésie   Mar 27 Mai - 21:30

Marcel pousse au vice !!




Rien qu’un bout de tissu, qui la couvre ou l’épouse
Un regard et vaincue, je l’avoue j’abandonne……
Il n’y a, pour faire cet effet là, ni de pull, ni de blouse
Qu’un petit débardeur, le marcel qui m’affole

Je vous entends bien rire, à vous demander pourquoi
Les mecs craquent bien plus, sur minis et guêpières
Pourquoi ce haut de mec, sur elle, me fait cet effet là
Et qu’à son designer, j’adresse toutes mes prières

Petit cours de stylisme, enfin façon voyeur
Une revue de détails où l’œil se fait complice
Dans la rue ou chez vous, au diable la pudeur
Découvrez avec moi, le « marcel pousse au vice »

Le bras qui se fait liane, au grain de peau mielleux
La souplesse dégagée, loin du voile qui enserre
La courbe de l’épaule, et là le petit creux
Au coin du cou, rêveuse où votre regard erre

Le dessin si vivant, de la veine qui palpite
Au rythme de son souffle…ou du mien, je n’sais plus
Le collier qui s’en va, dans la vallée….j’hésite
Oh et puis flûte, j’y vais...entre ses seins j’ai chût

Non loin la belle mèche, mi rebelle mi douce
Qui joue sur les coutures….et sur les nerfs aussi
Et la phrase perfide qui de ses seins caresse
D’un « Fuck me I’m famous » auquel on dirait oui

Le verso n’est pas moins attirant, si…possible
On embrasse du regard la nuque toute à croquer
Et au coin du tissu, parement irréversible
Voilà le tatouage qui nous est dévoilé…….

Le cambré de ses reins, souligné par les plis
Et la ligne de peau, qui surgit en dessous
Comme le ptit piercing au nombril, si joli
Qu’un mouvement de la belle, nous dévoile au recto

Après cette revue, qui moi m’a donné chaud
J’espère que vous saurez, apprécier les marcel
Moi j’ai enfin compris pourquoi on lui dit « chauffe !! »
Quand il s’épanouit là, sur son corps à elle…….



ooupsss lol sifflot

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MessageSujet: Re: Poésie   Dim 14 Sep - 14:26

Extrait du "Bâteau Ivre":

(...)

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?
(...)

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MessageSujet: Re: Poésie   Lun 20 Oct - 23:02

Une chanson qui dit un mal inguérissable
Plus triste qu'à minuit la place d'Italie
Pareille au point du jour pour la mélancolie
Plus de rêves aux doigts que le marchand de sable
Annonçant le plaisir comme un marchand d'oublies

Une chanson vulgaire et douce où la voix baisse
Comme un amour d'un soir doutant du lendemain
Une chanson qui prend les femmes par la main
Une chanson qu'on dit sous le métro Barbès
Et qui change à l'Etoile et descend à Jasmin

C'est Paris ce théâtre d'ombre que je porte
Mon Paris qu'on ne peut tout à fait m'avoir pris
Pas plus qu'on ne peut prendre à des lèvres leur cri
Que n'aura-t-il fallu pour m'en mettre à la porte
Arrachez-moi le coeur vous y verrez Paris

C'est de ce Paris-là que j'ai fait mes poèmes
Mes mots ont la couleur étrange de ses toits
La gorge des pigeons y roucoule et chatoie
J'ai plus écrit de toi Paris que de moi-même
Et plus que de vieillir souffert d'être sans toi

Qui n'a pas vu le jour se lever sur la Seine
Ignore ce que c'est que ce déchirement
Quant prise sur le fait la nuit qui se dément
Se défend se défait les yeux rouges obscène
Et Notre-Dame sort des eaux comme un aimant

L'aorte du Pont Neuf frémit comme un orchestre
Où j'entends préluder le vin de mes vingt ans
Il souffle un vent ici qui vient des temps d'antan
Mourir dans les cheveux de la statue équestre
La ville comme un coeur s'y ouvre à deux battants

Le vent murmurera mes vers aux terrains vagues
Il frôlera les bancs où nul ne s'est assis
On l'entendra pleurer sur les quais de Passy
Et les ponts répétant la promesse des bagues
S'en iront fiancés aux rimes que voici

Paris s'éveille et moi pour retrouver ses mythes
Qui nous brûlaient le sang dans notre obscurité
Je mettrais dans mes mains mon visage irrité
Que renaisse le chant que les oiseaux imitent
Et qui répond Paris quant on dit liberté

"Paris 42" Louis Aragon

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MessageSujet: Re: Poésie   Mar 21 Oct - 12:22

L'amour haché



Deux steaks s’aimaient
D’amour tendre
Ils eurent plein de petites
Pommes dauphines

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MessageSujet: Re: Poésie   Mar 21 Oct - 12:28

golden apple a écrit:
L'amour haché

Ils eurent plein de petites
Pommes dauphines


Si ça c'est pas la tomate cerise sur le hâchis... lol

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MessageSujet: Re: Poésie   Mar 21 Oct - 19:49

ah bein moi je n'aime pas gâcher

j'en ai une autre:
Froid

Le radiateur est mort
Son squelette sur le trottoir
Epitaphe scotchée dessus :
EN PANNE

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MessageSujet: Re: Poésie   Mar 21 Oct - 21:26

Tête à l'emporte pièce
Elle tire le rideau pour une représentation privée,
étire un sourire conforme à son identité, et clic, décapitée.


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MessageSujet: Re: Poésie   Mar 21 Oct - 21:27

eh beh, l'inspiration est là godwin
Z'êtes douée mamzelle !

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MessageSujet: Re: Poésie   Mer 22 Oct - 21:55

Rue du Retrait
Oh ! Fit Mademoiselle Barbie,
scandalisée, en découvrant le poteau rose.

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Poésie

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