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 Les Fleurs du Mal

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Julie McCoy


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MessageSujet: Les Fleurs du Mal   Mer 8 Mar - 9:14

Présentation des Fleurs du Mal




Structure :

Les Fleurs du mal est composée de six sections et d'un poème préliminaire ou prologue, " Au Lecteur ".
- " Au Lecteur " : sorte de pacte de lecture qui met l'accent sur la fraternité des hommes dans la déchéance, une fraternité de damnés, de victimes. Les hommes se sentent solidaires devant la misère, la sottise, la lâcheté, l'ennui et le mal. Les Fleurs du mal sont alors une sorte de voyage qui comporte six étapes.
- Spleen et Idéal (85 poèmes) : déchirure du poète entre une aspiration vers un " Idéal " et le " Spleen ", c'est-à-dire l'ennui (angoisse). Cette section montre la misère et la grandeur de l'homme => combat éternelle de l'homme sans issue : " Il y a dans tout homme, à tout heure, deux postulations, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan " (Baudelaire). L'homme est condamné à vivre ces deux forces.
- Tableaux Parisiens (30 poèmes) : description de Paris considéré comme une ville fourmillante et pleine de rêve. Angoisse du poète due au spectacle des rues, des images qui reflètent son état intérieur => multiplication de son être propre, son malheur.
- Le vin (5 poèmes) : constitue le premier paradis artificiel, tentation de se perdre dans un ailleurs meilleur. Ce recours est utilisé par les désespérés et les idéalistes (artistes).
- Fleurs du mal (9 poèmes) : constitue le second paradis, présente la luxure, le vice et les amours interdits (homosexualité féminine) => fatalité du désir.
- Révolte (3 poèmes) : monde où les tentations charnelles sont assouvies. On cherche maintenant une satisfaction spirituelle. On va rejeter Dieu qui n'a pas répondu et on célèbre l'alliance avec Satan (prince des déchus).
- La mort (6 poèmes) : apparaît comme le dernier espoir, mort salvatrice, mort qui console => espoir de voyage donc de soulagement de la souffrance, peut-être un inconnu qui sera meilleur (mort = début : pensée très chrétienne). Dernier poème le voyage => moyen de soulager le feu qui brûle le cerveau.



Ce recueil est mal accueilli, par la critique. Seuls quelques-uns, dont son ami Barbey d’Aurevilly, défendent la poésie de Charles Baudelaire. Le 5 juillet 1857 parait un violent article du Figaro, qui tout à la fois assure une grande notoriété au poète et le conduit devant les tribunaux.

En août 1857, six mois après le procès de Madame Bovary (pour des chefs d'inculpation similaires: immoralité et obscénité), Baudelaire est condamné ( Flaubert ne l'avait pas été) pour "offense à la morale publique, ... la morale religieuse et aux bonnes mœurs". Il est condamné à 300 francs d'amende et à la suppression de six poèmes. Ces 6 poèmes seront publiés à nouveau, en 1864, en Belgique dans le Parnasse satyrique du dix-neuvième siècle.


L'édition définitive des Fleurs du mal a la structure suivante:


Spleen et Idéal (poèmes I à LXXXXV)

Tableaux parisiens (poèmes LXXXXVI à CIII)

Le Vin (poèmes CIV à CVIII )

Fleurs du Mal (poèmes CIX à CXVII )

Révolte (poèmes CXVIII à CXX)

La Mort (poèmes CXXI à CXXVI)


Baudelaire

Ce grand poète - né à Paris en 1821 - n'a écrit qu'un seul recueil de poèmes mais quel recueil ! qui devait à l'origine s'appeler "Les Lesbiennes". référence à Sapho, poétesse grecque qui enseignait les arts à des jeunes filles sur l'île de Lesbos, dans la mer Egée.

Baudelaire a beaucoup hésité quant au titre final à donner à ses poèmes. En cours d'écriture, il songeât à l'appeler plutôt "Les Limbes" puis réalisant que ses poèmes évoquaient "les sept péchés capitaux" et plus que tout, le Mal suprême "L'ennui", il se prit à préférer le titre "Les Limbes" pour son oeuvre poétique avant d'opter en 1857 pour son titre définitif "Les Fleurs du Mal".

Résumer les "Fleurs du Mal" en une opinion, c'est un peu la quadrature du cercle. On peut toutefois dégager plusieurs "idées force" de l'oeuvre qui sont autant de dates déterminantes :

- la période allant de mi 1841 à début 1842 date à laquelle Baudelaire s'embarque pour les Indes , changeant d'avis en cours de route. Il s'arrêtera en fait à l'Ile Maurice et nous livrera de magnifiques poèmes comme "A une dame créole","Parfum exotique" et "L'Albatros" notamment, poème pour lequel il compare l'albatros au poète.

Il y indique en substance que l'Albatros est majestueux dans les airs mais sur le pont du navire :

" ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui naguère si beau, qu'il est comique et laid !"

pour terminer par quatre vers déterminants :

" Le poète est semblable au prince des nuées,
qui hante la tempête et se rit de l'archer,
exilé sur le sol au milieu des huées,
ses ailes de géant l'empêchent de marcher".

C'est le cas de dire que Baudelaire a une bonne dose d'humilité dans ces vers et les pieds sur terre.

Je me souviens avoir passé des heures sur ce poème afin de m'efforcer d'exprimer toute la poésie qui s'en dégage et de faire mieux ressortir par l'intonation les moqueries de l'équipage du navire.

- En 1842 Baudelaire fera la connaissance de Jeanne DUVAL qui fut en quelque sorte sa muse lui inspirant des vers magnifiques avec "La chevelure" :

"O Toison, moutonnant jusque sur l'encolure !
O Boucles ! O parfum chargé de nonchaloir !
Extase ..."

et " Le Serpent qui danse" notamment.


- La connaissance en 1847 de l'auteur américain Edgar Poe fut déterminante et Baudelaire verra en lui en quelque sorte un frère en poésie ayant la même conception de l'Art, ce léger dédain voire dégoût du peuple et la même préoccupation pour ce qu'Edgar Poe appelle joliment "Le démon de la Perversité". Les deux feront la paire en quelque sorte.

Dans son recueil poétique , le "spleen" revient tel un "leitmotiv" dans de nombreux poèmes. S'il parle de "Muse", c'est pour immédiatement après, parler de "muse malade" ou de "muse vénale". La Mort revient à de nombreuses reprises : "La Mort des Amants', "La Mort des Pauvres","La Mort des Artistes" ainsi que "La Beauté" mais une beauté perverse et vénéneuse qui recèle en elle la Mort .

Beaudelaire révolutionne la poésie par l'audace de son style et la précision qu'il met dans l'analyse des mouvements de l'âme et un goût immodéré pour la provocation. A tel point qu'il est condamné ainsi que son éditeur à payer de fortes amendes et six poèmes doivent être retirés des "Fleurs du Mal" ! Ces poèmes sont maintenant réunis dans "Pièces condamnées" dans une deuxième partie dénommée "Les Epaves".


Ce poème représente bien les troubles, les hésitations et pour tout dire l'ennui qu'éprouve le poète : "amour éternel et muet"

Baudelaire en 1866 perd connaissance et des troubles cérébraux et notamment l'aphasie (perte de la parole) s'abattent sur lui. Il décèdera l'année suivante.

La France y perdra l'un de ses plus grands poètes, de ceux ayant ouvert la voie à la Poésie Moderne.









LE VOYAGE



I
Pour l'enfant, amoureux de cartes et d'estampes ,
L'univers est égal à son vaste appétit.
Ah! que le monde est grand à la clarté des lampes!
Aux yeux du souvenir que le monde est petit!
Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
Le coeur gros de rancune et de désirs amers,
Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers:
Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme;
D'autres, l'horreur de leurs berceaux, et quelques-uns,
Astrologues noyés dans les yeux d'une femme,
La Circé tyrannique aux dangereux parfums.
Pour n'être pas changés en bêtes, ils s'enivrent
D'espace et de lumière et de cieux embrasés;
La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent,
Effacent lentement la marque des baisers.
Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir; coeur légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s'écartent,
Et, sans savoir pourquoi, disent toujours: Allons!
Ceux-là dont les désirs ont la forme des nues,
Et qui rêvent, ainsi qu'un conscrit le canon,
De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
Et dont l'esprit humain n'a jamais su le nom!
II
Nous imitons, horreur! la toupie et la boule
Dans leur valse et leurs bonds; même dans nos sommeils
La Curiosité nous tourmente et nous roule,
Comme un Ange cruel qui fouette des soleils.
Singulière fortune où le but se déplace,
Et, n'étant nulle part, peut être n'importe où;
Où l'Homme, dont jamais l'espérance n'est lasse,
Pour trouver le repos court toujours comme un fou!
Notre âme est un trois-mâts cherchant son Icarie;
Une voix retentit sue le pont:«Ouvre l'oeil!»
Une voix de la hune, ardente et folle, crie:
«Amour... gloire... bonheur!»Enfer! c'est une écueil!
Chaque îlot signalé par l'homme de vigie
Est un Eldorado promis par le Destin;
L'Imagination qui dresse son orgie
Ne trouve qu'un récif aux clartés du matin.
O le pauvre amoureux des pays chimériques!
Faut-il le mettre aux fers, le jeter à la mer,
Ce matelot ivrogne, inventeur d'Amériques
Dont le mirage rend le gouffre plus amer?
Tel le vieux vagabond, piétinant dans la boue,
Rêve, le nez en l'air, de brillants paradis;
Son oeil ensorcelé découvre une Capoue
Partout où la chandelle illumine un taudis.
III
Etonnants voyageurs! quelles nobles histoires
Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers!
Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires,
Ces bijoux merveilleux, faits d'astres et d'éthers.
Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile!
Faites, pour égayer l'ennui de nos prisons,
Passer sur nos esprits, tendus comme une toile,
Vos souvenirs avec leurs cadres d'horizons.
Dites, qu'avez-vous vu?
IV
«Nous avons vu des astres
Et des flots; nous avons vu des sables aussi;
Et, malgré bien des chocs et d'imprévus désastres,
Nous nous sommes souvent ennuyés, comme ici.
La gloire du soleil sur la mer violette,
La gloire des cités dans le soleil couchant,
Allumaient dans nos coeurs une ardeur inquiète
De plonger dans un ciel au reflet alléchant.
Les plus riches cités, les plus grands paysages,
Jamais ne contentaient l'attrait mystérieux
De ceux que le hasard fait avec les nuages.
Et toujours le désir nous rendait soucieux!
- La jouissance ajoute au désir de la force.
Désir , vieil arbre à qui le plaisir sert d'engrais,
Cependant que grossit et durcit ton écorce,
Tes branches veulent voir le soleil de plus près!
Grandiras-tu toujours, grand arbre plus vivace
Que le cyprès? - Pourtant nous avons, avec soin,
Cueilli quelques croquis pour votre album vorace,
Frères qui trouvez beau tout ce qui vient de loin!
Nous avons salué des idoles à trompe;
Des trônes constellés de joyeux lumineux;
Des palais ouvragés dont la féerique pompe
Serait pour vos banquiers un rêve ruineux;
Des costumes qui sont pour les yeux une ivresse;
Des femmes dont les dents et les ongles sont teints,
Et des jongleurs savants que le serpent caresse.»
V
Et puis, et puis encore?
VI
«O cerveaux enfantins!
Pour ne pas oublier la chose capitale,
Nous avons vu partout, et sans l'avoir cherché,
Du haut jusques en bas de l'échelle fatale,
Le spectacle ennuyeux de l'immortel péché;
La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide,
Sans rire s'adorant et s'aimant sans dégoût;
L'homme, tyran goulu, paillard, dur et cupide,
Esclave de l'esclave et ruisseau dans l'égoût;
Le bourreau qui jouit, le martyr qui sanglote;
La fête qu'assaisonne et parfume le sang;
Le poison du pouvoir énervant le despote,
Et le peuple amoureux du fouet abrutissant;
Plusieurs religions semblables à la nôtre,
Toutes escaladant le ciel; la Sainteté,
Comme en un lit de plume un délicat se vautre,
Dans les clous et le crin cherchant la volupté;
L'Humanité bavarde, ivre de son génie,
Et folle, maintenant comme elle était jadis,
Criant à Dieu, dans sa furibonde agonie:
«O mon semblable, ô mon maître, je te maudis!»
Et les moins sots, hardis amants de la Démence,
Fuyant le grand troupeau parqué par le Destin,
Et se réfugiant dans l'opium immense!
- Tel est du globe entier l'éternel bulletin.»
VII
Amer savoir, celui qu'on tire du voyage!
Le monde, monotone et petit, aujourd'hui,
Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image:
Une oasis d'horreur dans un désert d'ennui!
Faut-il partir? rester? Si tu peux rester, reste;
Pars, s'il le faut. L'un court, et l'autre se tapit
Pour tromper l'ennemi vigilant et funeste,
Le Temps ! Il est, hélas! des coureurs sans répit,
Comme le Juif errant et comme les apôtres,
A qui rien ne suffit, ni wagon ni vaisseau,
Pour fuir ce rétiaire infâme; il en est d'autres
Qui savent le tuer sans quitter leur berceau.
Lorsque enfin il mettra le pied sur notre échine,
Nous pourrons espérer et crier: En avant!
De même qu'autrefois nous partions pour la Chine,
Les yeux fixés au large et les cheveux au vent,
Nous nous embarquerons sur la mer des Ténèbres
Avec le coeur joyeux d'un jeune passager.
Entendez-vous ces voix, charmantes et funèbres,
Qui chantent:«Par ici!vous qui voulez manger
Le Lotus parfumé! c'est ici qu'on vendange
Les fruits miraculeux dont votre coeur a faim;
Venez vous enivrer de la douceur étrange
De cette après-midi qui n'a jamais de fin!»
A l'accent familier nous devinons le spectre;
Nos Pylades là-bas tendent leurs bras vers nous.
«Pour rafraîchir ton coeur nage vers ton Électre!»
Dit celle dont jadis nous baisions les genoux.
VIII
O Mort, vieux capitaine, il est temps! levons l'ancre!
Ce pays nous ennuie, ô Mort! Appareillons!
Si le ciel et la mer sont noirs comme de l'encre,
Nos coeurs que tu connais sont remplis de rayons!
Verse-nous ton poison pour qu'il nous réconforte!
Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,
Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe?
Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau!


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sweetjane
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Mer 8 Mar - 11:27

oui c'est un très grand poète d'après moi un des meilleurs même

quoiqu'il commence à se faire vieux!!

oui dingue pour le premier poète de la modernité (soi-disant!!)

j'adore l'horlogne et les damnées..

sinon je déteste la manière dont il parle des femmes et principalement des femmes noires


ça fait vraiment visselard
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wiwi
Julie McCoy


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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Mer 8 Mar - 12:50

Moi j'aime bien ces deux là, et bien d'autres encore...
L'invitation au voyage m'a fait sourire, c'est ma prof d'histoire/géo au collège, qui me l'avait dédicacée... reveur

La mort des amants
Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.

Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;

Et plus tard un Ange, entr'ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes


Lesbos
Mère des jeux latins et des voluptés grecques,
Lesbos, où les baisers, languissants ou joyeux,
Chauds comme les soleils, frais comme les pastèques,
Font l'ornement des nuits et des jours glorieux,
Mère des jeux latins et des voluptés grecques,

Lesbos, où les baisers sont comme les cascades
Qui se jettent sans peur dans les gouffres sans fonds
Et courent , sanglotant et gloussant par saccades,
Orageux et secrets, fourmillants et profonds ;
Lesbos, où les baisers sont comme les cascades !

Lesbos, où les Phrynés l'une l'autre s'attirent,
Où jamais un soupir ne resta sans écho,
A l'égal de Paphos les étoiles t'admirent,
Et Vénus à bon droit peut jalouser Sapho !
Lesbos, où les Phrynés l'une l'autre s'attirent,

Lesbos, terre des nuits chaudes et langoureuses,
Qui font qu'à leurs miroirs, stérile volupté !
Les filles aux yeux creux, de leur corps amoureuses,
Caressent les fruits mûrs de leur nubilité ;
Lesbos, terre des nuits chaudes et langoureuses,

Laisse du vieux Platon se froncer l'oeil austère ;
Tu tires ton pardon de l'excès des baisers,
Reine du doux empire, aimable et noble terre,
Et des raffinements toujours inépuisés.
Laisse du vieux Platon se froncer l'oeil austère.

Tu tires ton pardon de l'éternel martyre,
Infligé sans relâche aux coeurs ambitieux,
Qu'attire loin de nous le radieux sourire
Entrevu vaguement au bord des autres cieux !
Tu tires ton pardon de l'éternel martyre !

Qui des Dieux osera, Lesbos, être ton juge
Et condamner ton front pâli dans les travaux,
Si ses balances d'or n'ont pesé le déluge
De larmes qu'à la mer ont versé tes ruisseaux ?
Qui des Dieux osera, Lesbos, être ton juge ?

Que nous veulent les lois du juste et de l'injuste ?
Vierges au coeur sublime, honneur de l'Archipel,
Votre religion comme une autre est auguste,
Et l'amour se rira de l'Enfer et du Ciel !
Que nous veulent les lois du juste et de l'injuste ?

Car Lesbos entre tous m'a choisi sur la terre
Pour chanter le secret de ses vierges en fleurs,
Et je fus dès l'enfance admis au noir mystère
Des rires effrénés mêlés aux sombres pleurs ;
Car Lesbos entre tous m'a choisi sur la terre.

Et depuis lors je veille au sommet de Leucate,
Comme une sentinelle à l'oeil perçant et sûr,
Qui guette nuit et jour brick, tartane ou frégate,
Dont les formes au loin frissonnent dans l'azur ;
Et depuis lors je veille au sommet de Leucate,

Pour savoir si la mer est indulgente et bonne,
Et parmi les sanglots dont le roc retentit
Un soir ramènera vers Lesbos, qui pardonne,
Le cadavre adoré de Sapho qui partit
Pour savoir si la mer est indulgente et bonne !

De la mâle Sapho, l'amante et le poète,
Plus belle que Vénus par ses mornes pâleurs !
- L'oeil d'azur est vaincu par l'oeil noir que tachète
Le cercle ténébreux tracé par les douleurs
De la mâle Sapho, l'amante et le poète !

- Plus belle que Vénus se dressant sur le monde
Et versant les trésors de sa sérénité
Et le rayonnement de sa jeunesse blonde
Sur le vieil Océan de sa fille enchanté ;
Plus belle que Vénus se dressant sur le monde !

- De Sapho qui mourut le jour de son blasphème,
Quand, insultant le rite et le culte inventé,
Elle fit son beau corps la pâture suprême
D'un brutal dont l'orgueil punit l'impiété
De celle qui mourut le jour de son blasphème.

Et c'est depuis ce temps que Lesbos se lamente,
Et, malgré les honneurs que lui rend l'univers,
S'enivre chaque nuit du cri de la tourmente
Que poussent vers les cieux ses rivages déserts.
Et c'est depuis ce temps que Lesbos se lamente !

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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Mer 8 Mar - 13:23

Souvenirs avec "La chevelure", j'avais du le lire à toute ma classe en Terminale...
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Johnny
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Mer 8 Mar - 20:06

J'avais lu un peu "Les Fleurs du Mal" quand j'étais en HK, et j'avais été marqué par la présence de poèmes évoquant le saphisme, comme "Lesbos" et "Femmes damnées". J'aime bien "L'Horloge", enfin, surtout la version chantée par Mylène Farmer!

Dans le genre "poèmes lesbiens", je suis aussi tombé sur un sonnet de Verlaine, "Pensionnaires", assez coquin...si vous voulez, je vous le mettrai!
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sweetjane
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Jeu 9 Mar - 12:00

Je crois que les hommes ont souvent du mal à écrire sur les lesbiennes même Baudelaire et Verlaine

tout simplement parce qu'ils ne peuvent se représenter l'intensité d'un rapport entre deux femmes



Johnny tu as découvert L'horloge par Mylène en prépa? c'étaient des clampin dans ta prépa? comme dans toute les prépas de toutes façons mdr


ps : hé Johnny! j'ai compris que c'était pas en prépa que tu avais découvert Mylène mdr
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mozarell
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Jeu 9 Mar - 13:40

sweetjane a écrit:

Johnny tu as découvert L'horloge par Mylène en prépa? c'étaient des clampin dans ta prépa? comme dans toute les prépas de toutes façons mdr

et le rapport avec le schmmilblick???
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Jeu 9 Mar - 13:49

mozarella a écrit:

et le rapport avec le schmmilblick???

Aucun....
langue
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Johnny
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Jeu 9 Mar - 19:55

sweetjane a écrit:
Johnny tu as découvert L'horloge par Mylène en prépa? c'étaient des clampin dans ta prépa? comme dans toute les prépas de toutes façons mdr


ps : hé Johnny! j'ai compris que c'était pas en prépa que tu avais découvert Mylène mdr
Y'a une part de vrai...j'ai commencé à écouter plus intensément cette chanson à partir de la prépa!

Sinon, vu que Mag n'a pas mis de veto à ma suggestion:


Pensionnaires (Paul Verlaine, "Les Amies", in Parallèlement, 1889)

L'une avait quinze ans, l'autre en avait seize;
Toutes deux dormaient dans la même chambre.
C'était par un soir très lourd de septembre :
Frêles, les yeux bleus, des rougeurs de fraise.

Chacune a quitté, pour se mettre à l'aise,
La fine chemise au frais parfum d'ambre.
La plus jeune étend les bras, et se cambre,
Et sa sœur, les mains sur ses seins, la baise,

Puis tombe à genoux, puis devient farouche
Et tumultueuse et folle, et sa bouche
Plonge sous l'or blond, dans les ombres grises;

Et l'enfant, pendant ce temps-là, recense
Sur ses doigts mignons des valses promises,
Et, rose, sourit avec innocence.
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cooby
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Jeu 9 Mar - 21:01

les fleurs du mal ... j'adore ... en voici deux que j'apprécie particulièrement

Le Flacon Spleen et Idéal, XLVIII

II est de forts parfums pour qui toute matière
Est poreuse. On dirait qu'ils pénètrent le verre.
En ouvrant un coffret venu de l'Orient
Dont la serrure grince et rechigne en criant,

Ou dans une maison déserte quelque armoire
Pleine de l'âcre odeur des temps, poudreuse et noire,
Parfois on trouve un vieux flacon qui se souvient,
D'où jaillit toute vive une âme qui revient.

Mille pensers dormaient, chrysalides funèbres,
Frémissant doucement dans les lourdes ténèbres,
Qui dégagent leur aile et prennent leur essor,
Teintés d'azur, glacés de rose, lamés d'or.

Voilà le souvenir enivrant qui voltige
Dans l'air troublé ; les yeux se ferment ; le Vertige
Saisit l'âme vaincue et la pousse à deux mains
Vers un gouffre obscurci de miasmes humains ;

II la terrasse au bord d'un gouffre séculaire,
Où, Lazare odorant déchirant son suaire,
Se meut dans son réveil le cadavre spectral
D'un vieil amour ranci, charmant et sépulcral.

Ainsi, quand je serai perdu dans la mémoire
Des hommes, dans le coin d'une sinistre armoire
Quand on m'aura jeté, vieux flacon désolé,
Décrépit, poudreux, sale, abject, visqueux, fêlé,

Je serai ton cercueil, aimable pestilence !
Le témoin de ta force et de ta virulence,
Cher poison préparé par les anges ! liqueur
Qui me ronge, ô la vie et la mort de mon cœur !

Le poison Spleen et Idéal, XLIX


Le vin sait revêtir le plus sordide bouge
D'un luxe miraculeux,
Et fait surgir plus d'un portique fabuleux
Dans l'or de sa vapeur rouge,
Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux.

L'opium agrandit ce qui n'a pas de bornes,
Allonge l'illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l'âme au delà de sa capacité.

Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers...
Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérer à ces gouffres amers.

Tout cela ne vaut pas le terrible prodige
De ta salive qui mord,
Qui plonge dans l'oubli mon âme sans remords,
Et, charriant le vertige,
La roule défaillante aux rives de la mort !
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Mag
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Sam 13 Mai - 16:34

Johnny a écrit:
Sinon, vu que Mag n'a pas mis de veto à ma suggestion

Jamais la Boulette, jamais !

REVERSIBILITE


"Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse ?
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse ?

Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,
Les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel,
Quand la Vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine ?
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine ?

Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres,
Qui, le long des grands murs de l'hospice blafard,
Comme des exilés, s'en vont d'un pied traînard,
Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres ?
Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres ?

Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides,
Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment
De lire la secrète horreur du dévouement
Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avides ?
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides ?

Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,
David mourant aurait demandé la santé
Aux émanations de ton corps enchanté ;
Mais de toi je n'implore, ange, que tes prières,
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières !"

Charles BAUDELAIRE
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Sam 13 Mai - 17:57

( sparadra faites pas attention à ma signature...)


A CELLE QUI EST TROP GAIE XXXIX spleen et ideal

Ta tête, ton geste, ton air
Sont beaux comme un beau paysage ;
Le rire joue en ton visage
Comme un vent frais dans un ciel clair.


Le passant chagrin que tu frôles
Est ébloui par la santé
Qui jaillit comme une clarté
De tes bras et de tes épaules.



Les retentissantes couleurs
Dont tu parsèmes tes toilettes
Jettent dans l'esprit des poètes
L'image d'un ballet de fleurs.


Ces robes folles sont l'emblème
De ton esprit bariolé ;
Folle dont je suis affolé,
Je te hais autant que je t'aime !


Quelquefois dans un beau jardin,
Où je traînais mon atonie,
J'ai senti comme une ironie
Le soleil déchirer mon sein ;


Et le printemps et la verdure
Ont tant humilié mon cœur
Que j'ai puni sur une fleur
L'insolence de la nature.


Ainsi, je voudrais, une nuit,
Quand l'heure des voluptés sonne,
Vers les trésors de ta personne
Comme un lâche ramper sans bruit,


Pour châtier ta chair joyeuse,
Pour meurtrir ton sein pardonné,
Et faire à ton flanc étonné
Une blessure large et creuse,



Et, vertigineuse douceur !
A travers ces lèvres nouvelles,
Plus éclatantes et plus belles,
T'infuser mon venin, ma sœur !
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Sam 29 Juil - 11:55

Je préfère cette couverture... (à mettre entre toutes les mains des collégiennes et lycéennes!)




Bon allez, on acceptera aussi cette édition...
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Sam 29 Juil - 15:41

Moi aussi j'ai lu Les Fleurs Du Mal en HK mais de Baudelaire, je préfère nettement les petits poèmes en prose. Voici un de mes poèmes préférés des FM

Femmes Damnées
Comme un bétail pensif sur le sable couchées,
Elles tournent leurs yeux vers l'horizon des mers,
Et leurs pieds se cherchant et leurs mains rapprochées
Ont de douces langueurs et des frissons amers.

Les unes, cœurs épris des longues confidences,
Dans le fond des bosquets où jasent les ruisseaux,
Vont épelant l'amour des craintives enfances
Et creusent le bois vert des jeunes arbrisseaux ;

D'autres, comme des sœurs, marchent lentes et graves,
A travers les rochers pleins d'apparitions,
Où saint Antoine a vu surgir comme des laves
Les seins nus et pourprés de ses tentations ;

Il en est, aux lueurs des résines croulantes,
Qui dans le creux muet des vieux antres païens
T'appellent au secours de leurs fièvres hurlantes,
O Bacchus, endormeur des remords anciens !

Et d'autres, dont la gorge aime les scapulaires,
Qui, recélant un fouet sous leurs longs vêtements,
Mêlent, dans le bois sombre et les nuits solitaires,
L'écume du plaisir aux larmes des tourments.

O vierges, ô démons, ô monstres, ô martyres,
De la réalité grands esprits contempteurs,
Chercheuses d'infini, dévotes et satyres,
Tantôt pleines de cris, tantôt pleines de pleurs,

Vous que dans votre enfer mon âme a poursuivies,
Pauvres sœurs, je vous aime autant que je vous plains,
Pour vos mornes douleurs, vos soifs inassouvies,
Et les urnes d'amour dont vos grands cœurs sont pleins!


Et pour le plaisir, mon préféré du Spleen De Paris

Les Foules

Il n'est pas donné à chacun de prendre un bain de multitude : jouir de la foule est un art ; et celui-là seul peut faire, aux dépens du genre humain, une ribote de vitalité, à qui une fée a insufflé dans son berceau le goût du travestissement et du masque, la haine du domicile et la passion du voyage.

Multitude, solitude : deux termes égaux et convertibles pour le poëte actif et fécond. Qui ne sait pas peupler sa solitude, ne sait pas non plus être seul dans une foule affairée.

Le poëte jouit de cet incomparable privilège, qu'il peut à sa guise être lui-même et autrui. Comme ces âmes errantes qui cherchent un corps, il entre, quand il veut, dans le personnage de chacun. Pour lui seul, tout est vacant; et si de certaines places paraissent lui être fermées, c'est qu'à ses yeux elles ne valent pas la peine d'être visitées.

Le promeneur solitaire et pensif tire une singulière ivresse de cette universelle communion. Celui-là qui épouse facilement la foule connaît des jouissances fiévreuses, dont seront éternellement privés l'égoïste, fermé comme un coffre, et le paresseux, interné comme un mollusque. Il adopte comme siennes toutes les professions, toutes les joies et toutes les misères que la circonstance lui présente.

Ce que les hommes nomment amour est bien petit, bien restreint et bien faible, comparé à cette ineffable orgie, à cette sainte prostitution de l'âme qui se donne tout entière, poésie et charité, à l'imprévu qui se montre, à l'inconnu qui passe.

Il est bon d'apprendre quelquefois aux heureux de ce monde, ne fût-ce que pour humilier un instant leur sot orgueil, qu'il est des bonheurs supérieurs au leur, plus vastes et plus raffinés. Les fondateurs de colonies, les pasteurs de peuples, les prêtres missionnaires exilés au bout du monde, connaissent sans doute quelque chose de ces mystérieuses ivresses; et, au sein de la vaste famille que leur génie s'est faite, ils doivent rire quelquefois de ceux qui les plaignent pour leur fortune si agités et pour leur vie si chaste.
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Lun 9 Oct - 22:42


Il pleut doucement sur la ville
(Arthur Rimbaud)


Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville,
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur?

O bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits!
Pour un coeur qui s'ennuie
O le chant de la pluie!

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi! nulle trahison?
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi,
Sans amour et sans haine,
Mon coeur a tant de peine!


c'est pas du Baudelaire mais c'est pour une grande fille qu j' heart2

wiwi heart2 heart2 heart2 heart2 heart2
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Lun 9 Oct - 22:45

on s'en fout que ce soit pô du baudelaire!!! on aime c'est tout et c'est beau!!!

heart2 heart2 heart2 heart2 heart2 my little sun!!

_________________
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Mar 10 Oct - 2:47

miss-kittin a écrit:
[center]
Il pleut doucement sur la ville
(Arthur Rimbaud)
Sublime

Mais c'est pas plutot un poeme de Verlaine ?
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Mar 10 Oct - 5:47

Si, si.
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miss-kit
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Mar 10 Oct - 9:02

Aleisha a écrit:
miss-kittin a écrit:
[center]
Il pleut doucement sur la ville
(Arthur Rimbaud)
Sublime

Mais c'est pas plutot un poeme de Verlaine ?

'tain je le savais!!! beuh

mais c'est google!! juré! sparadra
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sweetjane
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Mar 10 Oct - 9:13

Non c'est faux c'est bel et bien Rimbaud qui a dit cela et ce n'était pas un poème ..ensuite Verlaine a repris cette petite phrase de son amant et en a fait un de ses plus célèbre poèmes dans les Ariettes . d'ailleurs il a cité la phrase de Rimbaud en en tete du poème
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Mar 10 Oct - 9:17

Merci pour les précisions !!! wnk3
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miss-kit
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Mar 10 Oct - 9:30

'tain je le savais! beuh

merci Sweet!

(en fait je sais plus du tout, du coup) emu
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Mar 10 Oct - 9:52

Google ne se trompe jamais
God Bless Google !!!!!!!
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miss-kit
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Mar 10 Oct - 10:05

Mag a écrit:
Google ne se trompe jamais
God Bless Google !!!!!!!


perplexe god bless sweet jane!!! ok?
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Mag
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Mar 10 Oct - 14:46

perplex
God Bless Swoole !!!!
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MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal   Aujourd'hui à 22:17

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