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 Le transsexualisme

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Julie McCoy


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MessageSujet: Le transsexualisme   Dim 18 Juin - 13:44





Le transsexualisme (mot formé à partir du préfixe latin trans-, dénotant la modification) est la situation dans laquelle une personne a la conviction qu'elle est du genre sexuel opposé à celui qui lui a été assigné, à sa naissance, en fonction de l'apparence de ses organes sexuels externes. Le terme « transsexualisme » est parfois préféré à celui de « transsexualité » pour cause d'une trop forte ressemblance avec des termes tels que « hétérosexualité » ou « homosexualité ». Or, le transsexualisme n'a aucune incidence sur l'orientation sexuelle d'un être humain. On parle parfois aussi plus globalement de transgenre pour désigner la situation d'un individu dont l'identité sexuelle est en conflit avec celle traditionnellement attribuée aux personnes de même sexe. Mais cette utilisation du mot "transgenre" est trompeuse, car il est aussi utilisé pour désigner des personnes qui sont dans une dynamique très différente de celles des personnes transsexuelles, à savoir celle de personnes qui n'entreprennent pas (et ne veulent surtout pas entreprendre) d'opération de réattribution de sexe.

Le transsexualisme est la situation dans laquelle une personne a la conviction profonde qu'elle possède une identité de genre à l'opposée du sexe anatomique présent à sa naissance. Cette notion est parfois confondue avec d'autres: hermaphrodisme, homosexualité, travestisme...

Pour être acceptée sous son genre et pour s'accepter soi-même, une personne transsexuelle a besoin de porter des vêtements du sexe auquelle elle s'identifie, être opérée, que ce soit pour des modifications esthétiques (insertion de prothèses mammaires, par exemple) et pour conduire à la reconstruction d'un nouvel appareil génital. La plupart des personnes ont également recours à des traitements hormonaux (qui sont souvent une des premières étapes de leur transformation physique).

Dans tous les cas, le but premier reste le besoin impératif d'être en cohérence physique avec son identité de genre. Pour finir, il est important de distinguer les personnes dites "transsexuelles" - pour qui le fait de restaurer leur corps (de le mettre en conformité avec le genre auquel elles s'identifient) -, des personnes "transgenres" qui ne ressentent pas ce besoin et dont l'identité de genre est souvent beaucoup plus complexe que celle des personnes transsexuelles. Il arrive que des personnes transsexuelles commencent leur parcours d'exploration et d'acceptation d'elles-mêmes en se travestissant, mais elles n'en restent pas là. De leur côté, les personnes dites "travesties" ("cross-dresser" en anglais) ne sont, pour la plupart pas transsexuelles, et ont des relations souvent difficiles avec ces dernières.

Un(e) transsexuel(le) est une personne dont l'identité de genre est en opposition radicale avec ce qu'indiquent ses organes sexuels externes. Ceci signifie qu'elle ne peut trouver la paix, qu'elle ne peut habiter son corps, qu'elle ne peut trouver une place dans la société avant d'avoir restauré son corps et de l'avoir remis en conformité avec le genre dans lequel elle s'identifie.

L'appellation habituelle pour désigner une personne transsexuelle est celle qui respecte son identité de genre. Donc, le terme « femme transsexuelle » désigne une personne désignée masculine à la naissance et dont le genre est féminin ; de même un homme transsexuel s'identifie comme étant un homme.

Il faut cependant noter que, après l'opération, une grande proportion de personnes s'identifient alors comme des hommes ou des femmes, sans plus, et qu'elles considèrent que la transsexualité fait partie de leur passé.






Transsexuel(le)s célèbres

Andréa Colliaux, écrivain MTF, auteur de l'autobiographie: "Carnet de bord d'un stewart devenu hôtesse de l'air".
Bambi, meneuse de revue au Lido, Carouselle, Madame Arthur, Aldo, Topless et à la Grande Eugène, considérée comme l'une des plus belles femmes de son temps.
Bibi Andersen, Actrice Transexuelle Espagnole fétiche de Pedro Almodovar, à ne pas confondre avec son Homologue Suédoise antérieure.
Camille Cabral, médecin dermatologue d'origine brésilienne, créatrice du PASTT, première élue Transsexuelle de la république française, (sous la liste des Verts à la mairie du XVII ème arrondissement de Paris).
Coccinelle, première transsexuelle opérée Française, danseuse et meneuse de revue, considérée en peine heure de gloire comme LA plus belle femme de son temps.
Dana International, chanteuse et danseuse Israelienne MTF, lauréate du grand prix de l'Eurovision 1998.
Jamison Green est certainement le transsexuel FTM le plus célèbre. Il est maintenant très actif dans la défense des droits de la communauté.
Jin Xing, danseuse étoile et chorégraphe chinoise MTF, colonel de l'Armée Populaire de Libération.
Ludwig Trovato, écrivain et cinéaste FTM.
Lynn Conway, ingénieur et professeur d'université. Elle a révolutionné notre vie quotidienne à deux reprises. La première fois ce fut avant sa transition (elle est une des dernières patientes du Dr Harry Benjamin). Après sa transition, après avoir rompu tout lien avec son passé et après avoir recommencé sa carrière à zéro, elle a inventé des outils qui ont permis de créer la très grande majorité des gadgets électroniques qui nous sont devenus indispensables à notre vie quotidienne. Rattrapée par les historiens, elle a alors créé un des sites les plus importants au monde à ce sujet.
Maud Marin Avocate française radiée du barreau à cause de son changement de sexe, députée au parlement Italien, Ecrivain. On lui doit entre autres chef-d'oeuvre autobographiques Le saut de l'Ange en 1987, Tristes plaisirs, Le quartier des maudites. Figure emblématique de la lutte pour les droits des Transsexuelles et des prostituées.
Monica Leon Argentine réfugiée en France, militante pour l'égalité des Trans. Son Mariage Hétérosexuel avec une trans opérée, Camille Barré fonctionnaire dans la même Mairie, fut rejeté par décision administrative arbitraire.
Pascale Ourbih, comedienne et militante Transgenre, actrice principale du film Thelma (2001) de Pierre-Alain Meier.
RuPaul, mannequin, actrice, danseuse et chorégraphe noire américaine, Personnage incontourtable du milieu artistique de la "grosse pomme" New Yorkaise.



ça avance.... mais pas en France....


Des hormones gratuites pour les transsexuels toscans

Après la pilule du lendemain, c'est la décision de fournir gratuitement aux transsexuels des traitements hormonaux qui fait débat en Toscane. En annonçant la nouvelle, certains quotidiens ont avancé le risque d'un déséquilibre des dépenses pharmaceutiques au détriment des autres médicaments. «Parler d'une possible "course aux hormones" ou d'éventuels "sacrifices" au détriment des autres médicaments est grotesque et sans rapport avec la réalité»,s'est défendu Enrico Rossi, chargé de la santé en Toscane, en citant le rapport de la Commission thérapeutique régionale. Selon ce document, le trouble causé par l'identité de genre concerne une personne sur 50.000, c'est-à-dire au maximum 70 cas dans cette région italienne. «Avec cette délibération, nous avons aussi donné une réalisation concrète à la loi nationale concernant la rectification de l'attribution de sexe, a expliqué Enrico Rossi, et en même temps nous avons confirmé les principes établis par la loi régionale contre les discriminations déterminées par l'orientation sexuelle et par l'identité de genre.»
par Fausto Furio Colombo






Espagne
Catalogne: la sécurité sociale doit financer un changement de sexe

Un jeune Espagnol de 28 ans a finalement obtenu gain de cause pour que la sécurité sociale de la région de la Catalogne finance une opération de changement de sexe. Le Tribunal supérieur de justice de Catalogne vient d’ordonner que cette opération soit réalisée rapidement et financée publiquement, estimant que le demandeur y »a droit» car cela constitue pour lui »le seul moyen de parvenir à la santé mentale et au développement d’une vie de famille, professionnelle et sociale complète».
par Carmen Cano
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Julie McCoy


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MessageSujet: Re: Le transsexualisme   Dim 18 Juin - 13:46

Historique des définitions du transsexualisme

Il suffit de se souvenir que ce n'est qu'en 1973 que l'American Psychiatric Association vota l'élimination de l'homosexualité du DSM II*[En 1980, le terme d'homosexualité égo-dystonique figure dans le DSM III, toute référence à l'homosexualité comme maladie mentale disparaît en 1987 dans le DSM III R.] pour se rendre compte à quel point l'historique des définitions peut illustrer l'évolution des mentalités. C'est à ce titre que nous proposons un historique des définitions Celui-ci ne se veut pas exhaustif. :

En 1953, le Dr Harry Benjamin3,4,5 [3 - Benjamin, H. Transvestism and transsexualism. Int. J. Sex. 1953;7(1). et 4 - Benjamin, H. Transvestism and transsexualism,. Am. J. Psychother. 1954;8:219-244. et 5 - Benjamin H. Nature and Management of transsexualism, with a report on 31 operated cases. Western Journal of Surgery, Obstetrics and Gynecology 1964;72:105-111. ]
décrit le transsexualisme comme une entité nosographique qui n'est ni une perversion, ni une homosexualité et donne la définition suivante : "Le transsexualisme est le sentiment d 'appartenir au sexe opposé et le désir corrélatif d'une transformation corporelle ".

En 1968, Robert Stoller définit ainsi le transsexualisme : " Le transsexualisme est la conviction d'un sujet biologiquement normal d'appartenir à l'autre sexe ; chez l'adulte, cette croyance s'accompagne, de nos jours, de demandes d'interventions chirurgicale et endocrinienne pour modifier l'apparence anatomique dans le sens de l'autre sexe 6 " [Stoller R.J. Recherches sur l'identité sexuelle à partir du transsexualisme. Paris, Gallimard, 1978. Collection : connaissance de l'inconscient. 406p. La version anglaise date de 1968.]
1980 DSM III 7[American Psychiatric Association. Diagnostic and statistical manual of mental disorders. 3rd ed., rev APA, Washington, D.C., 1980. ]
Le transsexualisme fait son entrée dans DSM. Il est classé dans les troubles psychosexuels.
A. Sentiment d'inconfort et d'inadéquation quant à son sexe anatomique.
B. Désir d'être débarrassé de ses organes génitaux et de vivre comme un sujet de l'autre sexe.
C. La perturbation a duré de façon continue pendant au moins deux ans.
D. Absence d'ambiguïté sexuelle organique ou d'anomalie génétique.
E. Non dû à un autre trouble mental comme la schizophrénie.
En 1982, dans un rapport approuvé à l'unanimité par l'Académie de médecine, le professeur Küss définit ainsi le transsexualisme 8 [Küss R. Rapport de la séance du 29 juin 82 à l'Académie de médecine. :] " Sentiment profond et inébranlable d'appartenir au sexe opposé, malgré une conformation sans ambiguïté en rapport avec le sexe chromosomique et besoin intense et constant de changer de sexe et d'état civil ".
En 1987 Frohwirth, Breton et Gorceix9 [ Frohwirth C, Breton J, Gorceix A. Les problèmes médico-juridiques posés par le transsexualisme en 1986. A propos de 148 cas de dysphorie du genre. Ann Med Interne 1987;138(1):8-12.]donnent les précisions suivantes : " Le transsexualisme est une affection mentale rare qui consiste, chez un sujet normalement constitué, en la conviction d'appartenir au sexe opposé. Cette conviction est précoce, permanente et inébranlable. C'est une idée prévalante, c'est-à-dire une idée fixe qui occupe de façon quasi permanente le champ de la conscience et qu'il faut différencier de l'idée délirante d'une part (le transsexualisme n'a pas les caractères cliniques d'une psychose), et de l'idée obsédante d'autre part (qui est ressentie comme étrangère par le sujet qui cherche à s'en débarrasser) ".
1987 DSM III 10 [R American Psychiatric Association. Diagnostic and statistical manual of mental disorders. 3rd ed., rev APA, Washington, D.C., 1987.] : Le " trouble psychosexuel " disparaît du DSM III au profit du " trouble sexuel ". Le transsexualisme fait partie des troubles de l'identité sexuelle. Le critère d'exclusion représenté par la schizophrénie n'apparaît plus. Le transsexuel souhaite être débarrassé non pas de ses " organes génitaux " mais de ses " caractères sexuels primaires et secondaires "
A. Sentiment persistant d'inconfort et d'inadéquation par rapport à son sexe désigné.
B. Désir persistant, pendant au moins deux ans, de se débarrasser de ses caractères sexuels primaires et secondaires, et d'acquérir les caractéristiques du sexe opposé.
C. Le sujet a atteint l'âge de la puberté.
1994 DSM IV 11[ American Psychiatric Association. Diagnostic and statistical manual of mental disorders. 3rd ed., rev APA, Washington, D.C., 1994.] : ce sont les troubles de l'identité de genre qui sont définis dont fait partie le transsexualisme.
A. Une identification forte et persistante avec l'autre genre (et non simplement un désir pour ce qui serait perçu comme un quelconque avantage culturel d'être de l'autre sexe). Chez l'adolescent et l'adulte, cette perturbation se manifeste par des symptômes comme le désir déclaré d'être de l'autre sexe, le fréquent passage à l'autre sexe, le désir de vivre ou d'être traité comme l'autre sexe, ou la conviction qu'il ou elle a les sentiments et réactions caractéristiques de l'autre sexe.
B. Sentiment persistant d'inconfort avec son sexe ou un sentiment d'inadéquation par rapport au genre désigné par son sexe. Chez l'adolescent et l'adulte, cette perturbation se manifeste par des symptômes comme la préoccupation de se débarrasser de ses caractères sexuels primaires et secondaires […] ou la croyance qu'il ou elle est née avec une erreur de sexe.
C. Ce diagnostic n'est pas compatible avec des critères physiques d'intersexualisme.
D. Cette perturbation est à l'origine d'une importante détresse ou d'un handicap social, professionnel ou dans d'autres domaines importants.

En 1996, la classification internationale des maladies de l'OMS (CIM 10 12 [Version la plus récente (1996) de la classification internationales des maladies.]) définit le transsexualisme comme un désir de vivre et d'être accepté en tant que personne appartenant au sexe opposé pendant au moins deux ans.
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MessageSujet: Re: Le transsexualisme   Dim 18 Juin - 13:53

TRANSEXUALISME

C'est le sentiment éprouvé par un individu, par ailleurs tout à fait normal anatomiquement, d'appartenir à l'autre sexe. Les sujets qui présentent cette constitution psychologique particulière ne doivent pas être confondus avec les homosexuels et, si la tendance très forte de s'habiller comme l'autre sexe les habitent, ils ne doivent pas non plus être confondus avec les travestis.

Ce désir intense, voire obsédant de vouloir changer de sexe rend leur vie très difficile. Les traitements psychiatriques n'ont que très peu d'effet sur eux. Les problèmes d'éthique que posent ces sujets rendent difficiles les possibilités thérapeutiques chirurgicales.

Cependant, dans certains cas, la chirurgie peut donner de beaux résultats par des interventions visant à modifier les organes sexuels et la morphologie de ces sujets. Ils peuvent vivre alors sous l'aspect conforme à l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes. Il faut qu'ils apportent la preuve irréfutable du reniement de leur propre condition sexuelle et l'adhésion totale et sincère d'identification au sexe opposé.

Des explications génétiques ont été recherchées: ANTIGENE HY .

Le débat sur l'ETIOLOGIE biologique du transsexualisme s'enrichit d'une découverte de 1995, publiée dans la revue "Nature". Le noyau de la strie terminale (située au niveau de l'hypothalamus) est plus petit chez les transsexuels que chez les hommes, et de la même taille que chez les femmes.

Ceci pourrait être le résultat d'une action hormonale au moment du développement cérébral (à noter que la comparaison entre les homosexuels et les hétérosexuels n'a pas révélé de différence dans le volume de ce noyau) .

Les troubles de l'identité pourraient se développer à la suite de troubles de l'interaction entre les hormones sexuelles et le développement cérébral. Bien entendu, tout cela n'est qu'hypothèse et devra être vérifié par l'étude de la différenciation de ces régions neuro-anatomiques, responsables du développement sexuel.

Le caractère masculin ou féminin d’une voix est l’identification immédiate de la part de l’auditeur. La rééducation vocale est donc une phase essentielle de la transformation du transsexuel.

En cas de transsexualisme féminin-masculin, la prise de testostérone suffit en général à réaliser une mue satisfaisante.

En cas de transsexualisme masculin-féminin, il faut que le sujet fasse abstraction de sa grande cage thoracique pour respirer et parler de façon féminine.

La hauteur de la voix peut faire l’objet d’une rééducation, comme cela est le cas dans la virilisation secondaire du larynx ou dans les mues aggravées de la jeune femme. La chirurgie peut agir sur la hauteur de la voix, mais cela diminue les ressources mélodiques. Il reste néanmoins certain que la modification de la voix est une épreuve pour le sujet qui ne se reconnaît plus.

Une psychothérapie d’accompagnement est souvent nécessaire, même chez les sujets les plus motivés.

Association devenir femme:
ADF
LES TERRASSES DE MEDITERRANEE BAT RIOU
20 RUE MEMPENTI
13006 MARSEILLE .

ASSOCIATION DU SYNDROME DE BENJAMIN
ASB
59 AVENUE DOMESNIL
75012 PARIS
TEL : 01 40 11 49 83 ou 01 43 57 21 25
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MessageSujet: Re: Le transsexualisme   Dim 18 Juin - 15:10

A ce sujet, y'a un roman intéressant, "Girl", par David Thomas.
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MessageSujet: Transsexualité   Mer 21 Juin - 9:07

Transsexualité: Le Comité de bioéthique approuve la proposition de loi


Citation:
BRUXELLES 19/04 (BELGA) = Le Comité consultatif de bioéthique considère que la proposition de loi concernant le changement de prénom et de sexe des transsexuels est "acceptable d'un point de vue éthique". Il regrette toutefois que les personnes intersexuées ou qui présentent une anomalie génétique ne soient pas prises en compte et ne puissent bénéficier des mêmes avantages.

En février 2004, quatre députés de la majorité - Valérie Déom (PS, Marie-Christine Marghem (MR), Hilde Vautmans (VLD) et Guy Swennen (sp.a) -avaient déposé une proposition de loi prévoyant des simplifications administratives pour les transsexuels. Ceux-ci auraient le droit de changer leur prénom dès le début du traitement hormonal. La mention de leur sexe pourrait également être modifiée sur leur acte de naissance et leur carte d'identité après l'intervention chirurgicale.

Actuellement, ces procédures sont longues, coûteuses et aléatoires. "Il est souhaitable de faciliter au transsexuel la procédure de changement de
prénom ainsi que la modification de la mention de son sexe à l'état civil et sur sa carte d'identité", écrit le Comité dans son avis, rendu le 13 mars dernier. Hilde Vautmans s'est dite satisfaite de l'avis. "De telles modifications sont urgentes. J'ai déjà reçu des centaines de lettres de personnes qui ont changé de sexe ou qui ont l'intention de le faire et je suis contente qu'elles seront bientôt soulagées" des procédures administratives, a-t-elle déclaré.

Toutefois, les membres du Comité consultatif de bioéthique sont étonnés de la limitation de la proposition aux transsexuels qui ne souffrent ni d'intersexualité physique, ni d'anomalies sexuelles. Ils estiment que les intersexués doivent pouvoir bénéficier du même "allégement prévu dans les formalités administratives au même titre que les transsexuels, lorsqu'ils peuvent présenter des attestations médicales justifiant la demande de changement de sexe". Il en va de même pour les personnes atteintes du syndrome de Klinefelter (qui se caractérise chez les hommes par une tendance à développer des seins et à produire moins de cellules spermatiques). Mme Vautmans n'exclut pas une extension du champ d'application de la proposition de loi. "Nous pourrions ajouter un amendement sur la problématique de l'intersexualité ou travailler à une autre proposition de loi", a-t-elle dit. La Commission de la Justice votera la proposition probablement dans le courant du moi de mai.

Selon des chiffres avancés en 2004 par Hilde Vautmans et l'université de Gand, un homme sur 16.000 serait potentiellement voué à devenir une femme, une femme sur 40.000 à devenir un homme./.DEC (NBA) ./. 191804 APR 06
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MessageSujet: Re: Le transsexualisme   Dim 2 Juil - 9:55

question bête, et peut être il y a t'il les réponses dans ce que vous avez écrit mais, lorsque l'on change de sexe, au niveau sexuel, l'on ressent quelque chose?Du plaisir?... embarassé confus2
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MessageSujet: Re: Le transsexualisme   Jeu 21 Déc - 21:15

Portraits

Stéphanie Nicot, 54 ans, directrice d'une revue de science-fiction. Père de famille devenu femme il y a trois ans, elle combat depuis pour le droit à la transidentité.

Un modèle du genre

Par Frédérique ROUSSEL
QUOTIDIEN : mercredi 20 décembre 2006


Elle arrive au rendez-vous en escarpins noirs à talons, jupe fluide fleurie à peine au-dessous du genou et collier accrocheur. La démarche dandine, les gestes sont appuyés, le sourire rayonne. Se devine une légère affectation, étrangère à une femme de toujours. Stéphanie Nicot a décidé de changer de genre il y a trois ans.
Pendant la moitié de siècle passée à être Stéphane, elle a vécu avec le désir enfoui d'atours féminins. Depuis qu'elle a sauté le pas, elle revendique sa mue. Elle a vite écrit sur la transidentité, qui a encore des victoires à remporter. Arborer sa «transition» signifie servir ce combat. Elle raccroche son engagement à une tradition familiale. Sa grand-mère maternelle, ouvrière, était secrétaire du syndicat CGTU aux raffineries Shell d'Angers dans les années 30. Quant à son grand-père, «anarchisant», il a fait partie de la poignée de marins engagée dans l'armée britannique avant l'appel gaullien. Le préalable atavique posé, elle conclut qu'elle a «un profond mépris pour toute collaboration, peu de confiance pour les élites et la conviction que ceux qui se rebellent, souvent, sont des gens du peuple».

Du plus loin dans ses souvenirs, 6 ans et demi, elle a toujours eu envie d'être une fille. L'aîné de trois garçons, qui vit alors à Saint-Cast (Côtes-d'Armor), préfère la corde à sauter et la marelle. Après le divorce des parents, les enfants suivent leur mère à Amiens. «[A l'école communale], les garçons se moquaient de moi, me bousculaient, m'appelaient "la fille".» Une brisure date de là. Un renoncement. A sa mère qui l'incite à ne pas se laisser chahuter, Stéphane prétend que le maître a demandé une grande règle en fer. La mère et le fils passent un samedi dans les magasins pour l'acheter la plus longue possible. Le lundi, à la récré, le petit caïd qui est venu le narguer («Ça va, la fille ?») n'a pas été déçu du voyage. «J'ai tapé sur sa tête de toutes mes forces et je me suis acharné sur lui en hurlant.» Après ce déchaînement, assorti d'une punition, on a laissé Stéphane tranquille. «Et la leçon s'est imprimée en moi : il faut traiter les hommes à coups de règle.»

Le petit garçon n'a jamais plus extériorisé son désir. La femme qu'il est devenu consent à avouer qu'à l'adolescence, en cachette, il a parfois enfilé des robes. Les épisodes trop conformes aux clichés de la transsexuelle refoulée qui se déguise devant la glace sont balayés. D'ailleurs, Stéphane s'est contraint à lutter contre. Ce déni lui a fait mener des décennies d'une existence masculine ordinaire. Elle décrit un homme dur, froid même, affrontant avant de négocier, capable d'aboyer. Jamais avec les filles.

L'adolescent mal dans sa peau évite la drague. Sa mère, inquiète de le voir lire et écouter du classique, lui achète son premier disque de rock et l'incite à amener des copines à la maison. La première amourette à 18 ans «ne va pas au bout». Stéphane trouve alors une forme de dérivatif dans le militantisme, qui le resitue dans une lignée familiale valorisante. En 1968, il s'engage dans les comités d'action lycéens. L'élève de khâgne rejoint ensuite la Ligue communiste révolutionnaire, qu'il quittera vingt ans plus tard pour le PS. Entre-temps, il s'est marié avec Evelyne, sa sexualité le porte vers les femmes. «Je passais dans le foyer du lycée et une jolie petite brune de 16 ans me traite de "sale communiste". Elle me plaît, elle a de l'audace, c'est le coup de foudre.» Leur histoire va durer près de dix-sept ans, s'achever par un divorce en 1991. Il obtient la garde alternée puis la garde intégrale de sa fille quand son ex, avec qui il est resté en bons termes, estime qu'un modèle masculin est nécessaire à l'adolescence.

A près de 40 ans, Stéphane se sent mal dans sa vie. Son boulot de contrôleur du Trésor à Nancy, où il a finalement atterri, lui pèse. «J'étais fiché comme dangereux agitateur depuis des affrontements avec la police dans une manif en 1976. Du coup, pour me décourager d'accepter le poste, on m'a envoyé à l'autre bout du pays.» Il décide de reprendre des études et commence à enseigner les lettres et l'histoire en lycée professionnel, avec plaisir. Tourmenté par son inclination inavouée, il soulève le couvercle, lit des articles sur les trans, souvent assimilées à la prostitution du bois de Boulogne. «Je ne voyais pas le rapport avec moi.» Il referme la porte et poursuit sa fuite en avant. Attaché parlementaire d'un député socialiste de 1997 à 2000, directeur artistique d'un festival à Epinal, fondateur d'une revue de science-fiction, il dort cinq heures par nuit et ne fait que militer, écrire, enseigner. En passe de prendre des responsabilités politiques, il s'effondre. «A la Toussaint 2003, dans une réunion de travail où j'essuie des critiques, je me mets à sangloter.» Arrêt de travail. Deux mois entre la survie et l'envie d'en finir, en boule dans son lit. «La souffrance accumulée n'était plus possible. Parce que ce qui me faisait tenir, l'engagement politique et m'occuper de ma fille, c'était fini.» Resurgit alors le désir longtemps enfoui.

Le 5 janvier 2004, il annonce pour la première fois, à sa généraliste, qu'il est trans. Le traitement hormonal démarre cinq mois plus tard. En deux ans, sa poitrine a poussé (à un honorable 85b), sa voix a pris un demi-ton et ses muscles masculins ont un peu fondu. Au début, la confrontation sociale est difficile. «Pour que les gens ne se retournent plus, il a fallu un an. J'ai attaqué à 51 ans, déjà bien marqué.» En décembre 2005, Stéphanie part en «tourisme médical» avec une amie à Bangkok. «En France, c'est remboursé par la Sécu mais c'est souvent mal fait et sous contrôle psychiatrique.» Elle passe vite sur ces huit heures d'opération dont on sort avec un néovagin, un clitoris, un urètre reconstitué avec sa propre chair.

Depuis mai 2005, Stéphanie vit comme une fille, sauf pour ses papiers d'identité. L'Etat français exige une expertise psychiatrique pour un changement de genre. «En quoi ça dérange une société civilisée que des êtres humains qui sont biologiquement des garçons se sentent plutôt des filles ?» Du coup, les situations ubuesques ne sont pas rares. L'hôtesse d'aéroport qui lui dit : «Pas le passeport de votre mari, le vôtre.» L'assesseur du bureau de vote qui énonce tout haut : «Nicot Stéphane Louis Gaston», suivi de : «Vous avez une procuration ?» En revanche, elle a obtenu une carte de sécurité sociale féminine provisoire. Qui lui a valu, s'amuse-t-elle, une lettre de la MGEN pour une mammographie.

Etre femme lui fait «découvrir le machisme». La voiture qui la suit pour mater ses jambes, les sifflements quand elle sort en hauts talons, les appels de phares pour une jupe un peu courte. La néophyte a appris à éviter le regard masculin et à rabrouer les petits coqs. Petit à petit, Stéphanie s'est glissée dans ses nouveaux vêtements. Son bien-être frappe. Jugée parfois comme un homme antipathique, on la trouve femme épanouie. Un vieil ami trouve seulement perturbant de passer du «il» au «elle» sans se mélanger les pinceaux. Sa fille et ses frères ont intégré sa métamorphose. Seule ombre au tableau: elle est interdite de séjour dans la maison familiale de Saint-Cast, par sa mère et son beau-père. Mais, après vingt ans de désert affectif, elle se sent amoureuse, et toujours de femmes. Cofondatrice de l'association Trans Aide, elle est plus que jamais en lutte contre un Etat qui considère la transidentité comme une maladie mentale. «Ce qu'il y a sous ma jupe NE regarde QUE moi.»

Stéphanie Nicot en 9 dates
13 mai 1952 Naissance à Saint-Brieuc.
1968 Entre à la LCR. 1975 Mariage avec Evelyne.
1978 Naissance de Nathalie.
1989 Reprend des études (lettres modernes et Infocom).
1991 Divorce. 1996 Lance la revue de SF Galaxies.
5 janvier 2004 Démarre sa transition.
2006 Publie Changer de Sexe (éd. le Cavalier bleu).


http://www.liberation.fr/transversales/portraits/224309.FR.php
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MessageSujet: Re: Le transsexualisme   Jeu 21 Déc - 21:21

Oui...

J'était très heureuse de faire sa connaissance récemment.
C'est une femme vraiment charmante, drôle et très combattive.
Et son bouquin, co-écrit avec Alexandra que je connais bien et que j'aime profondément, est absolument génial !

Je suis heureuse de lutter avec elles.

_________________
Je suis une sorcière queer (blog)
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Aurely
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MessageSujet: Re: Le transsexualisme   Ven 22 Déc - 8:31

Ca me fait penser au cousin de ma chérie, qui était une femme avant, il lui reste la dernière opération à faire, pour son sexe, qui est programmé pour bientôt.
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SexToy
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MessageSujet: Re: Le transsexualisme   Ven 22 Déc - 9:36

J'espère qu'il est bien entouré et bien soutenu ! Smile

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Aurely
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MessageSujet: Re: Le transsexualisme   Ven 22 Déc - 10:38

SexToy a écrit:
J'espère qu'il est bien entouré et bien soutenu ! Smile

Oui il est bien entouré, enfin j'ai pas tout les détails de comment ça s'est passé au début, mais apparement ça a été bien accepté. Il a sa copine, sa famille, ses amis, qui sont là et qui le soutiennent.
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MessageSujet: Re: Le transsexualisme   Aujourd'hui à 11:51

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Le transsexualisme
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