The L Word Study
Forum d'etudes sur les représentations des lesbiennes dans la série The L Word
 
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 Le militantisme LGBT...Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Le militantisme LGBT, pour vous, c'est :
C'est a cause de ces folles hystériques et de ces bûcheronnes énervées que l'on a une si piètre image des homos en France!
13%
 13% [ 7 ]
C’est des excités du bulbe qui veulent se rendre intéressants!
0%
 0% [ 0 ]
Ils abusent, on n'a pas besoin de tout cela puisqu'on n'est plus passibles de la peine de mort en France quand on est homo...
0%
 0% [ 0 ]
Je n’ai pas besoin de ça pour être heureu/se (les lois finissent par changer d’elles même de toute façon)
7%
 7% [ 4 ]
Je ne me sens pas concerné(e)
1%
 1% [ 1 ]
Je trouve ça bien, mais moi je n’ose pas sortir dans la rue, on pourrait me reconnaître
3%
 3% [ 2 ]
J'aimerais faire avancer les choses à mon niveau, mais je sais pas trop comment faire...
13%
 13% [ 7 ]
Il m’arrive de participer à quelques manifs (gay pride, 1er décembre)
9%
 9% [ 5 ]
Je suis impliqué(e) dans une association
3%
 3% [ 2 ]
Je fais partie d’un groupe militant
1%
 1% [ 1 ]
Autre
13%
 13% [ 7 ]
Je milite à mon niveau...
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Total des votes : 53
 

AuteurMessage
wiwi
Julie McCoy


CapricorneDragon
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MessageSujet: Re: Le militantisme LGBT...   Jeu 28 Fév - 1:23

sweetjane a écrit:
Certes... il suffirait d'y croire et de se rassembler?

Disons que c'est la première pierre de l'édifice..mais que c'est peut-être la plus importante...là je viens de penser , instinctivement, au rassemblement de martin luther king à washington et à son "I have a dream.."

Il faut y croire et peu à peu se rassembler, on ne changera peut-être pas l'histoire, mais par nos vies on montrera notre fierté, celle d'être humain, celle de tolérant, celle de personne qui aime, et qui aime sans clivage de sexe.
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dylan
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MessageSujet: Re: Le militantisme LGBT...   Jeu 28 Fév - 3:02

militant ou non, queer ou non, homo ou non, la question n'est-elle pas de se demander quel type de personne nous sommes mais surtout désirons être dans une société qui enferme plus vite qu'elle ne libère?
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Polly
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MessageSujet: Re: Le militantisme LGBT...   Dim 2 Mar - 15:14

Je viens de tomber sur un article dont je vs fait part,vision d'un hétéro sur la question du genre:

Citation:

dimanche 24 février 2008
Être hétéros ?

Je voudrais bien qu'on arrête de considérer l'hétérosexualité comme une norme et une « classe sexuelle ». Malheureusement, les gays n'ont pas intégré que remettre en cause le(s) genre(s) c'est remettre en cause le capitalisme et la société de classe. Force est de constater que ce n'est pas vraiment l'ambiance générale dans les bars gays. Que les gays aient leur(s) culture(s) et leur(s) code(s), comme les lesbiennes, les trans, les bis, et les hétéros, ça ne me gène pas le moindre du monde, cela me paraît même normal et nécessaire. Avoir une culture ou une subculture identifiante et identifiée permet d'exister et donc de contester. Mais les homos doivent changer aussi leur regard sur les hétéros. Qu'on me permette de me considérer comme jouissant, pleinement, de ma sexualité d'hétéro sans me considérer comme un macho en puissance et un petit patron de genre (« je suis un homme, donc un dominateur sur le genre sexuel »). Non, l'hétérosexualité ne se résume pas à une pratique sexuelle, et encore moins à une pratique sociale unique (le mariage, le couple, etc.).

Car mettons-nous bien d'accord. Comme l'ont bien compris les situationnistes, le spectacle institué est un aussi bon outil que 20 camions de CRS. En ce sens, nous ne sommes pas hétérosexuels ou homosexuels à cause d'une pratique sexuelle définie, mais bien à cause d'autres critères et paramètres. Comme par exemple la recherche d'une image, de la posséder ou de s'y soumettre. Image d'ailleurs définie par des codes créés par ceux et celles qui souhaitent maîtriser justement l'image, donc les cerveaux. Je suis hétéro mais je n'ai pas une pratique sexuelle identique à mon voisin. Je suis hétéro, je me retrouve donc dans l'image de la femme et non dans celle de l'homme, mais les images que j'ai de la femme et la conception de son identité me sont propres.

Pareillement, je suis hétéro car mon héritage social m'y a encourage. Le débat sur les parents homo et donc l'adoption est complètement faussé par les médias. La vrai question n'est pas de savoir si un couple homo élèvent bien ou mal un enfant, mais bien la question de la transmission d'une identité sexuelle à ses descendants. Mais est-ce un mal ? Présentement, la société ne veut pas poser le débat dans ce sens, car ce serait exposer pleinement le pourquoi du refus d'accepter l'adoption aux homos. La raison ? La société est homophobe et ne veut donc pas créer les conditions nécessaires à une éducation qui pourrait transmettre l'identité sexuelle des parents sur l'enfant, voir même une éducation sexuelle qui exploserait les genres et les clivages. Mais pourquoi pas ? Les hétérocentrés éduquent bien leurs enfants à accepter la conception des genres admis par la société et par le capitalisme.

On ne peut stigmatiser l'hétérosexualité, en la considérant comme différente des autres pratiques sexuelles (homo, trans, bi) ou bien en la rangeant bien gentiment dans une boîte « travail, famille, patrie ».

A bien y réfléchir, est-ce qu'il n'en est pas de même ailleurs ? Les féminises essentialistes considèrent le genre féminin comme biologiquement différent du genre masculin (comme je suis blanc et l'africain noir... sic) et en déduit donc que la femme est plus douée pour cela et l'homme pour autre chose (je vous laisse deviner la même réflexion sur les « races », les ethnies ou les nations...). Quid des gays ? Il faudrait qu'il y ait des dominateurs et des soumis ? Des actifs et des passifs ? Et les bisexuels ? Comment les définir ? Bref, dans un couple homo, qui fait l'homme et qui fait la femme ? C'est bien là le propo. Définir un couple comme ça, c'est admettre que les codes hétérocentrés restent des valeurs initiales pour définir les autres sexualités. Une référence. Un mètre étalon. En peut en déduire deux choses. D'une part que les gays ont intérêt à combattre aussi ces normes instituées. Et sans stigmatiser la pratique sexuelle proprement dite, mais en combattant justement les images d'Épinal de l'hétérosexualité. La deuxième déduction est que justement, il ne faut plus aborder cela sous une approche « sexuelle », ou bien « de genre », ou bien « sociale », mais relier tout ce qui compose une identité individuel et collective politique et sexuelle. Nous ne choisissons pas d'être homme, femme. Nos plaisirs doivent ressembler à ce que la société dicte. Nos rapports sociaux sont le ciment de notre identité tant sociale que sexuelle. Bref... je ne vois nul part une critique hétérosexuelle des normes sexuelles établies. Nous laissons ça aux femmes, aux gays, aux trans-genres. Comme si être un homme, de surcroît hétéro, nous interdisait de questionner notre propre rôle et notre propre sexualité.

Et de casser les tabous.

« Le 19 février 1997, la Cour européenne des Droits de l'homme s'est mise en peine de légiférer sur le sadomasochisme comme pratique sexuelle déviante. Les euroflics ont débouté Laskey, !jaggard et Brown, trois anglais qui avaient été condamnés à des pratiques SM en privé. Les policiers britannique avaient fait irruption à leur domicile pour confisquer des enregistrements des séances. L'affaire « Spanner » comme on allait l'appeler par la suite [...] nous rappelle – si besoin était – que la politique sexuelle « est partout », qu'elle n'est ni l'invention ni le fait des minorités sexuelles militantes. La décision de la Cour Européenne nous renseigne sur la dimension politique et historique du SM. [...]

Il n'est donc peut-être pas inutile de revenir sur le SM comme pratique politico-sexuelle telle qu'elle a été élaboré et revendiquée par les pédés et les gouines après Stonwall, dans le sillage de la « révolution homosexuelle » des années 70. Une réflexion sur le pouvoir et le genre au grand dam des féministes (essentialistes), un paradigme de la subversion qui grisa Foucault au point d'en faire le premier philosophe apologiste du fist fucking.[...]

Réaffirmer la dimension politique du SM, c'est aussi mettre en évidence la mobilité et la flexibilité qui peuvent exister dans la communauté queer et réduire le spectre du communautarisme et du mouvement identitaire mal compris tout en rappelant une revendication plus générale : il faut contrer les instances qui non seulement légifèrent sur nos corps mais aussi tentent de sexualiser à outrance nos pratiques sexuelles pour mieux en amoindrir la portée politique »


In « Queer Zone, politique des identités sexuelles et des savoirs » de Marie-Hélène Bourcier, pages 70-71.

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MessageSujet: Re: Le militantisme LGBT...   Mar 4 Mar - 0:55

voilà bien mieux dit que ce que je pourrais écrire ce que je pense un peu de la question du genre : bien plus politique et sociétale qu'une question de sexualité ou d'appartenance à une communauté.
Merci pour cet article!
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