| | | Chronique de l'homophobie ordinaire... | |
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| Auteur | Message |
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Véro Cap'tain Stubing

Nombre de messages: 3798 Age: 37 Localisation: Picardie Date d'inscription: 02/05/2005
 | Sujet: Chronique de l'homophobie ordinaire... Ven 4 Nov - 9:44 | |
| Message de [url=mailto:tin@idahomophobia.org]Louis Georges Tin[/url] - Fondateur de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie | Citation: | La Vie est gaie en Ouganda...
Mercredi 26 octobre, 19h. Kampala, capitale de l'Ouganda. Un pasteur en prière avec ses fidèles. La police arrive et l'arrête. L'Eglise est fermée, il est conduit au poste. On lui enlève chaussures et ceinture. Quel est son crime ? Il est homosexuel ; pire encore, c'est un militant homosexuel. Selon le code pénal en vigueur, articles 140, 141 et 143, il risque la perpétuité.
L'histoire est toute récente. Le nom de cet homme ne peut être révélé pour des raisons de sécurité, mais il est en Ouganda le correspondant national de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie. Depuis des années, militant inlassable, il se bat pour la dépénalisation de l'homosexualité dans son pays. Il supplie les ambassades occidentales qui subventionnent son gouvernement de faire pression sur celui-ci, pour qu'on arrête de persécuter les gais et les lesbiennes. Mais jusqu'ici, les efforts de cet homme sont restés sans effet. Sa voix se perd dans le désert, et personne ne semble se soucier des brutalités homophobes qui le terrorisent lui et ses amis. Quand je l'avais contacté l'an dernier, il était au bord du désespoir. Le voici désormais en prison.
Par bonheur, il a sur lui un peu d'argent. Il soudoie le geôlier et parvient à s'enfuir. Le voici jeté sur les routes, sans chaussures, sans espoir. Il ne peut prendre le risque de rentrer chez lui, car il est recherché par la police. Il n'a pour tout bien qu'une chemise, un pantalon. Peut-être quelques amis, à l'étranger, qui pourraient éventuellement l'aider...
Malheureusement, l'histoire de ce jeune pasteur n'est pas isolée. Le 27 septembre 1999, le président ougandais, Yoweri Museveni déclarait que l'homosexualité est étrangère à la culture ougandaise, et menaçait les gais et les lesbiennes d'arrestations immédiates. De fait, dans les mois qui suivirent, cinq militants de l'association gaie et lesbienne Right Companion furent incarcérés, battus et rackettés. Une jeune lesbienne fut violée à deux reprises. La déclaration du président Museveni suscita une réaction internationale ; le département d'Etat américain le mit en garde, mais on en resta là, et les persécutions homophobes continuèrent comme avant. En 2000, un militant homosexuel d'un autre groupe, Lesgabix, fut assassiné à Kampala. En 2001, lorsque Christopher Ssenyonjo, ancien évêque de l'Eglise anglicane d'Ouganda, fit son coming out, le cardinal catholique Wamala ne manqua pas de rappeler que l'Eglise condamne l'homosexualité « et toutes les formes de comportements contraires aux lois de Dieu ».
Aujourd'hui, ce pasteur en fuite nous demande de l'aider. Je l'ai au téléphone chaque jour, il est exténué. Tous ses amis, gais, lesbiennes, bi ou trans espèrent que les pays comme le nôtre répondront à son appel. Ils espèrent que notre gouvernement fera pression sur le gouvernement ougandais. Que l'on prenne officiellement position contre ces arrestations arbitraires, que la question des droits de l'homme soit inscrite sur l'agenda diplomatique, et soit inscrite pour tous, sans distinction aucune. Ces hommes et ces femmes nous considèrent comme leur dernier espoir. Serons-nous à la hauteur de leurs attentes ? Serons-nous à la hauteur de nos propres valeurs ? Louis-Georges Tin
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Triste réalité... Qui a dit que le monde changeait? Celui là n'a pas précisé à quelle vitesse... _________________ véro! Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire ! Oscar Wilde
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|  | | Johnny Dana 's boulette!

Nombre de messages: 4496 Age: 25 Localisation: Pessac-Anglet Date d'inscription: 25/07/2005
 | Sujet: Re: Chronique de l'homophobie ordinaire... Ven 4 Nov - 13:20 | |
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|  | | lois lane The L Girl!

Nombre de messages: 500 Localisation: 30 ans et viva marseille Date d'inscription: 01/08/2005
 | |  | | Sarbacane Langue d'Alice!

Nombre de messages: 121 Date d'inscription: 13/02/2006
 | Sujet: Re: Chronique de l'homophobie ordinaire... Jeu 16 Fév - 23:02 | |
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|  | | wiwi Julie McCoy

Nombre de messages: 9965 Age: 32 Localisation: somewhere in between Date d'inscription: 07/12/2005
 | Sujet: Re: Chronique de l'homophobie ordinaire... Jeu 16 Fév - 23:32 | |
| | Sarbacane a écrit: | | lois lane a écrit: | Par ces actes, j'ai l'impression de revivre la persecution des juifs!! et de tous les peuples qui sont opprimés!!  |
Malheureusement dans le fait historique que tu évoques, els juifs n'étaient pas seuls a être "persécuter" comme tu dis (le mot est tellement faible!), les homos étaient en seconde ligne pour atteindre la même horreur ! |
mmh mmh, les gays déportés sous le triangle rose (soumis à diverses expériences médicales, servant de cobayes), et les lesbiennes sous celui du triangle noir des associaux.... sans oublier, les résistants, les déficients mentaux, les tziganes... trop d'horreurs, en si peu de temps.....  _________________ *Me Muero Por Besarte* |
|  | | Mag Julie McCoy

Nombre de messages: 11521 Localisation: JE VEUX ME DESINSCRIRE C BLOQUE !!!!!! Date d'inscription: 02/08/2005
 | Sujet: L’homophobie expliquée aux futurs policiers à Reims Lun 15 Mai - 16:44 | |
| L’homophobie expliquée aux futurs policiers à Reims A Reims, l’association Ex Aequo était invitée à l’école de police pour démonter les clichés. Charlotte ROTMAN, de Libération, raconte comment s’est déroulé le cour. "L'accueil est très souriant, la poignée de main ferme et chaleureuse. L'Ecole nationale de police de Reims ouvre ses portes. L'association Ex Aequo doit y faire une intervention sur l'homophobie, devant 90 élèves. «C'est une première», se félicite Olivier Nostry, le président de l'association qui milite pour les droits des LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans). «Il y a dix ans, on n'aurait jamais fait cette intervention.» Et pour cause : l'association a été fondée en 1996 par un militant d'Aides après un «accueil» particulièrement humiliant au commissariat de Reims. Olivier Nostry, un infirmier de nuit de 28 ans, s'apprête à réaliser un exercice délicat devant cinq rangées d'uniformes et une demi-douzaine de gradés. «Ce ne sera pas un cours magistral, vous pouvez intervenir, dit-il aux élèves gardiens de la paix. Ce n'est pas parce que vous allez prendre la parole sur les questions d'homophobie que vos collègues vont penser que vous êtes gays ou lesbiennes», prévient-il. Regards inquiets dans la salle. Sur l'estrade, le président d'Ex Aequo, en jeans et Converse, entame un speech sur l'homophobie. «Ce n'est pas une lubie des associations, clame-t-il. En 2002, à Reims, un jeune homme a été tué par trois copains. Ils voulaient "casser de l'Arabe" et n'en avaient pas trouvé, ils s'étaient rendus au parc Léo-Lagrange, un lieu de rencontres nocturnes, et s'étaient finalement "fait un pédé".» Les élèves écoutent. Ils ne prennent pas de notes. «Qu'est-ce que l'homophobie ?» lance Olivier Nostry. Silence. «Courage !» incite-t-il. Puis, face à un public muet : «Parfois, les filles sont plus courageuses que les garçons...» Un jeune homme se lève : «C'est la peur et le rejet de l'homosexuel.» Soulagé d'avoir eu une réponse, le militant complète : «C'est la discrimination à l'égard des gays et lesbiennes, et des personnes supposées l'être.» «Camionneuses». Nadia Kieffer, elle aussi bénévole à Ex Aequo, l'épaule. Lui joue la pédagogie, elle, la provoc : «Cela vous concerne aussi : quand je vais dans les cités, je vois écrit "nique la police/police, pédés". Vous n'êtes pas 30 pédés, là ?» Un chef grommelle. Certains regardent le sol fixement. Olivier Nostry en a vu d'autres. Il intervient régulièrement auprès d'élèves infirmiers, d'assistantes sociales, dans des écoles privées. Mais cette fois, le face-à-face est moins évident. Il s'appuie sur une brochure de SOS Homophobie. «Quels clichés existent sur les homosexuels ? De quoi on nous affuble ?» lance-t-il. «Fragilité», lâche un élève. «Ouais, on n'est pas très virils, ironise Olivier Nostry. Il paraît qu'on ne sait pas se battre. Et toutes les lesbiennes sont des camionneuses, bien sûr !» Là, le premier rang se déride enfin. Olivier Nostry poursuit son entreprise de déminage. «Autre cliché : on n'avoue pas son homosexualité. Pourquoi ?» «Par peur du rejet», croit savoir un élève. Ce n'est pas exactement la réponse qu'Olivier Nostry attendait. Il reprend : «Parce que ce n'est pas une infraction. Je ne suis pas fautif.» Il poursuit. Tente un jeu de miroir. «Les clichés, il y en a aussi sur la police.» Le chef qui a grommelé tout à l'heure se crispe. «On dit que la police est un milieu macho... Mesdemoiselles ?» Les filles (un tiers de l'assemblée) ne mouftent pas. Les visages restent impassibles. «Il y a une image caricaturale des policiers.» Quelques sourires dans le public. Descentes de flics. Plus tard, celui qui avait courageusement répondu à la première question se lève : «J'aurais voulu savoir ce que l'homosexuel a comme préjugé sur la police ?» Olivier Nostry répond : «L'image n'est pas très bonne.» Tempère : «C'est aussi une question générationnelle. Ceux qui ont 40-50 ans se souviennent des descentes de flics dans les boîtes, les bars.» Aujourd'hui, les témoignages qui affluent à SOS Homophobie concernent aussi la police : refus d'enregistrer les plaintes ou d'intervenir, mauvaise connaissance des textes de loi, contrôles jugés «abusifs et musclés» sur les lieux de rencontres, insultes. Prudent, il ajoute : «L'idée n'est pas de vous montrer du doigt.» 7 % des appels à SOS Homophobie en 2003-2004 provenaient de policiers. «Etre homosexuel, au sein d'un commissariat, ce n'est pas facile tous les jours, dit Olivier Nostry. Certains parlent de "frein à la carrière".» Au dernier rang, le commandant fait un non dubitatif. «ça existe, il faut en tenir compte», poursuit le militant. Dans la salle, un membre de Flag, l'association des flics gays, est venu en renfort. A 17 h 15 pétantes, deux heures après le début de la rencontre, le commandant fait un geste plein d'autorité : le cours est fini. Les élèves applaudissent. Les intervenants sortent. Tout est organisé pour que cela ne traîne pas trop. Dans le couloir, un policier vient trouver Olivier Nostry. Il se présente comme homosexuel, lui reproche d'avoir eu parfois des mots «trop crus» : «Il y a des jeunes qui débarquent de leur campagne qui n'ont jamais vu d'homos.» Olivier Nostry trouve, lui, «utile d'offrir un visage différent du cliché de la folle, efféminée», espère que cela améliorera l'accueil dans les commissariats. Un élève de la promo confie discrètement que tout cela est encore «tabou», «pas complètement banal». Avant l'intervention d'Ex Aequo, à l'école, il y a «forcément» eu des «blagues douteuses». Il ne les répétera pas, car il «représente la police»." par Charlotte ROTMAN QUOTIDIEN : mardi 21 février 2006http://www.liberation.fr/page.php?Article=361189http://www.exaequoreims.com/home.php _________________ Merci de cliquer sur le bouton "bannir ce membre"!
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|  | | Johnny Dana 's boulette!

Nombre de messages: 4496 Age: 25 Localisation: Pessac-Anglet Date d'inscription: 25/07/2005
 | Sujet: Re: L’homophobie expliquée aux futurs policiers à Reims Lun 15 Mai - 18:09 | |
| | Mag a écrit: | L’homophobie expliquée aux futurs policiers à Reims A Reims, l’association Ex Aequo était invitée à l’école de police pour démonter les clichés. Charlotte ROTMAN, de Libération, raconte comment s’est déroulé le cour.
"L'accueil est très souriant, la poignée de main ferme et chaleureuse. L'Ecole nationale de police de Reims ouvre ses portes. L'association Ex Aequo doit y faire une intervention sur l'homophobie, devant 90 élèves. «C'est une première», se félicite Olivier Nostry, le président de l'association qui milite pour les droits des LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans). «Il y a dix ans, on n'aurait jamais fait cette intervention.» Et pour cause : l'association a été fondée en 1996 par un militant d'Aides après un «accueil» particulièrement humiliant au commissariat de Reims. Olivier Nostry, un infirmier de nuit de 28 ans, s'apprête à réaliser un exercice délicat devant cinq rangées d'uniformes et une demi-douzaine de gradés. «Ce ne sera pas un cours magistral, vous pouvez intervenir, dit-il aux élèves gardiens de la paix. Ce n'est pas parce que vous allez prendre la parole sur les questions d'homophobie que vos collègues vont penser que vous êtes gays ou lesbiennes», prévient-il. Regards inquiets dans la salle.
Sur l'estrade, le président d'Ex Aequo, en jeans et Converse, entame un speech sur l'homophobie. «Ce n'est pas une lubie des associations, clame-t-il. En 2002, à Reims, un jeune homme a été tué par trois copains. Ils voulaient "casser de l'Arabe" et n'en avaient pas trouvé, ils s'étaient rendus au parc Léo-Lagrange, un lieu de rencontres nocturnes, et s'étaient finalement "fait un pédé".» Les élèves écoutent. Ils ne prennent pas de notes.
«Qu'est-ce que l'homophobie ?» lance Olivier Nostry. Silence. «Courage !» incite-t-il. Puis, face à un public muet : «Parfois, les filles sont plus courageuses que les garçons...» Un jeune homme se lève : «C'est la peur et le rejet de l'homosexuel.» Soulagé d'avoir eu une réponse, le militant complète : «C'est la discrimination à l'égard des gays et lesbiennes, et des personnes supposées l'être.»
«Camionneuses». Nadia Kieffer, elle aussi bénévole à Ex Aequo, l'épaule. Lui joue la pédagogie, elle, la provoc : «Cela vous concerne aussi : quand je vais dans les cités, je vois écrit "nique la police/police, pédés". Vous n'êtes pas 30 pédés, là ?» Un chef grommelle. Certains regardent le sol fixement. Olivier Nostry en a vu d'autres. Il intervient régulièrement auprès d'élèves infirmiers, d'assistantes sociales, dans des écoles privées. Mais cette fois, le face-à-face est moins évident. Il s'appuie sur une brochure de SOS Homophobie. «Quels clichés existent sur les homosexuels ? De quoi on nous affuble ?» lance-t-il. «Fragilité», lâche un élève. «Ouais, on n'est pas très virils, ironise Olivier Nostry. Il paraît qu'on ne sait pas se battre. Et toutes les lesbiennes sont des camionneuses, bien sûr !» Là, le premier rang se déride enfin.
Olivier Nostry poursuit son entreprise de déminage. «Autre cliché : on n'avoue pas son homosexualité. Pourquoi ?» «Par peur du rejet», croit savoir un élève. Ce n'est pas exactement la réponse qu'Olivier Nostry attendait. Il reprend : «Parce que ce n'est pas une infraction. Je ne suis pas fautif.»
Il poursuit. Tente un jeu de miroir. «Les clichés, il y en a aussi sur la police.» Le chef qui a grommelé tout à l'heure se crispe. «On dit que la police est un milieu macho... Mesdemoiselles ?» Les filles (un tiers de l'assemblée) ne mouftent pas. Les visages restent impassibles. «Il y a une image caricaturale des policiers.» Quelques sourires dans le public.
Descentes de flics. Plus tard, celui qui avait courageusement répondu à la première question se lève : «J'aurais voulu savoir ce que l'homosexuel a comme préjugé sur la police ?» Olivier Nostry répond : «L'image n'est pas très bonne.» Tempère : «C'est aussi une question générationnelle. Ceux qui ont 40-50 ans se souviennent des descentes de flics dans les boîtes, les bars.» Aujourd'hui, les témoignages qui affluent à SOS Homophobie concernent aussi la police : refus d'enregistrer les plaintes ou d'intervenir, mauvaise connaissance des textes de loi, contrôles jugés «abusifs et musclés» sur les lieux de rencontres, insultes. Prudent, il ajoute : «L'idée n'est pas de vous montrer du doigt.»
7 % des appels à SOS Homophobie en 2003-2004 provenaient de policiers. «Etre homosexuel, au sein d'un commissariat, ce n'est pas facile tous les jours, dit Olivier Nostry. Certains parlent de "frein à la carrière".» Au dernier rang, le commandant fait un non dubitatif. «ça existe, il faut en tenir compte», poursuit le militant. Dans la salle, un membre de Flag, l'association des flics gays, est venu en renfort.
A 17 h 15 pétantes, deux heures après le début de la rencontre, le commandant fait un geste plein d'autorité : le cours est fini. Les élèves applaudissent. Les intervenants sortent. Tout est organisé pour que cela ne traîne pas trop. Dans le couloir, un policier vient trouver Olivier Nostry. Il se présente comme homosexuel, lui reproche d'avoir eu parfois des mots «trop crus» : «Il y a des jeunes qui débarquent de leur campagne qui n'ont jamais vu d'homos.» Olivier Nostry trouve, lui, «utile d'offrir un visage différent du cliché de la folle, efféminée», espère que cela améliorera l'accueil dans les commissariats. Un élève de la promo confie discrètement que tout cela est encore «tabou», «pas complètement banal». Avant l'intervention d'Ex Aequo, à l'école, il y a «forcément» eu des «blagues douteuses». Il ne les répétera pas, car il «représente la police»."
par Charlotte ROTMAN QUOTIDIEN : mardi 21 février 2006
http://www.liberation.fr/page.php?Article=361189
http://www.exaequoreims.com/home.php |
Bonne initiative...Tiens, Mag, tu as eu des problèmes quand tu es entrée dans la police ? _________________ "César, tout ce que tu sais, c'est de la merde!" (Jennifer Tilly dans "Bound")
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|  | | Mag Julie McCoy

Nombre de messages: 11521 Localisation: JE VEUX ME DESINSCRIRE C BLOQUE !!!!!! Date d'inscription: 02/08/2005
 | Sujet: Re: Chronique de l'homophobie ordinaire... Lun 15 Mai - 20:40 | |
| | Citation: | | Tiens, Mag, tu as eu des problèmes quand tu es entrée dans la police ? |
Alors PAS DU TOUT... mais ça risque de venir... _________________ Merci de cliquer sur le bouton "bannir ce membre"!
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|  | | Johnny Dana 's boulette!

Nombre de messages: 4496 Age: 25 Localisation: Pessac-Anglet Date d'inscription: 25/07/2005
 | Sujet: Re: Chronique de l'homophobie ordinaire... Lun 15 Mai - 21:37 | |
| | Mag a écrit: | | Citation: | | Tiens, Mag, tu as eu des problèmes quand tu es entrée dans la police ? |
Alors PAS DU TOUT... mais ça risque de venir... |
Ok...espérons, si ça devait malheureusement arriver, que ça vienne le plus tard possible... _________________ "César, tout ce que tu sais, c'est de la merde!" (Jennifer Tilly dans "Bound")
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|  | | Mag Julie McCoy

Nombre de messages: 11521 Localisation: JE VEUX ME DESINSCRIRE C BLOQUE !!!!!! Date d'inscription: 02/08/2005
 | Sujet: Re: Chronique de l'homophobie ordinaire... Mar 16 Mai - 13:04 | |
| Le truc c'est que la où je bosse...les élus se posent des questions sur ma sexualité... mais ils n'ont qu'à me la poser directement !!!!! _________________ Merci de cliquer sur le bouton "bannir ce membre"!
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|  | | Plop DJ Carmen's Musics

Nombre de messages: 1222 Localisation: Paris Date d'inscription: 03/05/2006
 | Sujet: Re: Chronique de l'homophobie ordinaire... Mar 16 Mai - 13:20 | |
| DROITS-AFRIQUE DU SUD : ''Tout peut nous arriver, à tout moment''Moyiga Nduru JOHANNESBURG, 24 fév (IPS) - En tant que chargée des relations communautaires du Forum pour l'émancipation des femmes, une organisation non gouvernementale basée à Johannesburg, Zanele Muholi est trop habituée au préjugé qui existe contre les lesbiennes en Afrique du Sud. Ces dernières années, affirme Muholi, elle a parlé ''à plus de 50 victimes de viol et de discours de haine'', et a enregistré cinq cas majeurs de violence à l'encontre des lesbiennes. Le dernier incident s'est produit au Cap au début de ce mois. Il impliquait une femme âgée de 19 ans, Zoliswa Nkonyana, qui a été poignardée et lynchée à mort par une foule de jeunes gens dans une zone résidentielle essentiellement noire de la ville côtière, Khayelitsha. Ce n'était pas la première fois qu'une femme lesbienne était attaquée dans la zone. En 2003, une autre femme a été sérieusement blessée au même endroit, note Muholi. A Soweto, la plus grande zone d'habitation noire, créée à Johannesburg sous l'apartheid, les comportements vis-à-vis des lesbiennes sont tout aussi hostiles. ''C'est effroyable. Chaque fois que les gens voient des lesbiennes se tenant par la main ou s'embrassant dans la rue, ils réagissent en déversant un torrent d'injures qui équivaut à un discours de haine. Certains d'entre eux vont jusqu'à vouloir vous porter physiquement des coups'', a déclaré à IPS, une femme qui vit à Soweto, dans un entretien téléphonique depuis les environs. Elle a refusé de révéler son identité par crainte d'être attaquée. ''Nous vivons dans la peur. Tout peut nous arriver, à tout moment'', a souligné la femme. Muholi croit que ''l'ignorance, l'arrogance et le manque de respect'' sont au cœur du préjugé contre les femmes lesbiennes. Les choses sont aggravées, ajoute-t-elle, par une culture d'impunité : ''Ils (les agresseurs) savent qu'ils ne seront pas inquiétés pour cela (la violence contre les lesbiennes)''. Le viol est perçu comme un acte qui peut modifier l'orientation sexuelle des femmes lesbiennes. Cependant, à part le fait que cela les marque sur le plan psychologique, l'agression sexuelle peut également signifier une condamnation à mort : ''Certaines finissent par attraper des maladies sexuellement transmissibles comme le SIDA ou tombent enceintes'', affirme Muholi. Selon le programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/SIDA, environ un adulte sur cinq en Afrique du Sud a contracté le VIH. Mais pendant que les lesbiennes sont confrontées au préjugé dans les rues de Khayelitsha, Soweto et ailleurs, leurs droits sont en train d'être enracinés dans le système juridique en Afrique du Sud. L'année dernière, la Cour constitutionnelle a statué en faveur du mariage entre personnes du même sexe dans le pays. Les députés ont jusqu'à la fin de cette année pour amender la loi en conséquence. En 2002, le tribunal a décidé que les couples gays avaient le droit d'adopter des enfants, faisant, dit-on, de l'Afrique du Sud, le premier Etat africain à légaliser de telles adoptions. La constitution sud-africaine proscrit la discrimination sur la base de l'orientation sexuelle. La décision de la Cour constitutionnelle de 2005 a été condamnée sans ambages par des groupes religieux. ''La légalisation de mariages de personnes du même sexe aura un effet moralement nuisible sur l'institution de la famille, traditionnellement définie comme une union permanente entre mari et femme'', a indiqué l'église catholique dans un communiqué rendu public, le 7 décembre 2005. Njongonkulu Ndungane, l'archevêque anglican du Cap, a exprimé des sentiments similaires. ''Nous ne percevons pas le partenariat entre deux personnes du même sexe comme un mariage aux yeux de Dieu'', a-t-il souligné. Toutefois, Ndungane a reconnu que bon nombre pourraient ne pas être d'accord avec le point de vue de l'église anglicane sur cette question. ''Nous reconnaissons que nous vivons dans un pays où il existe plusieurs croyances, cultures et pratiques'', a-t-il noté. ''Il serait arrogant et présomptueux pour nous d'essayer d'imposer nos valeurs et points de vue à des gens qui ne pensent pas comme nous''. Ailleurs dans la région d'Afrique australe, les gays et les lesbiennes sont également confrontés au préjugé -- comme en témoignent les propos du président Robert Mugabe, il y a plusieurs années, selon lesquels ils étaient ''pires que des chiens et des cochons''. Canaan Banana, le premier président du Zimbabwe de l'après-indépendance, a été reconnu coupable de sodomie en 1998, et a été emprisonné pendant un an. Les auditions au tribunal ont révélé qu'il avait abusé d'autres hommes lorsqu'il était en fonction. L'ancien président namibien Sam Nujoma s'est également prononcé contre l'homosexualité. De retour au Forum pour l'émancipation des femmes, Muholi exprime l'espoir que -- cette fois-ci -- les meurtriers de Nkonyana seront traduits en justice. ''J'espère que ces gars seront arrêtés et jugés. Je suis désolée pour l'amie de Nkonyana qui a fui durant l'agression. Elle a besoin de conseils pour le traumatisme'', ajoute-t-elle. (FIN/2006) |
|  | | Johnny Dana 's boulette!

Nombre de messages: 4496 Age: 25 Localisation: Pessac-Anglet Date d'inscription: 25/07/2005
 | Sujet: Re: Chronique de l'homophobie ordinaire... Mar 16 Mai - 17:45 | |
| | Plop a écrit: | Le dernier incident s'est produit au Cap au début de ce mois. Il impliquait une femme âgée de 19 ans, Zoliswa Nkonyana, qui a été poignardée et lynchée à mort par une foule de jeunes gens dans une zone résidentielle essentiellement noire de la ville côtière, Khayelitsha.
Ce n'était pas la première fois qu'une femme lesbienne était attaquée dans la zone. En 2003, une autre femme a été sérieusement blessée au même endroit, note Muholi.
A Soweto, la plus grande zone d'habitation noire, créée à Johannesburg sous l'apartheid, les comportements vis-à-vis des lesbiennes sont tout aussi hostiles.
''C'est effroyable. Chaque fois que les gens voient des lesbiennes se tenant par la main ou s'embrassant dans la rue, ils réagissent en déversant un torrent d'injures qui équivaut à un discours de haine. Certains d'entre eux vont jusqu'à vouloir vous porter physiquement des coups'', a déclaré à IPS, une femme qui vit à Soweto, dans un entretien téléphonique depuis les environs.
Elle a refusé de révéler son identité par crainte d'être attaquée. ''Nous vivons dans la peur. Tout peut nous arriver, à tout moment'', a souligné la femme.
Muholi croit que ''l'ignorance, l'arrogance et le manque de respect'' sont au cœur du préjugé contre les femmes lesbiennes. Les choses sont aggravées, ajoute-t-elle, par une culture d'impunité : ''Ils (les agresseurs) savent qu'ils ne seront pas inquiétés pour cela (la violence contre les lesbiennes)''.
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J'avais entendu parler de ce meurtre en 2005...La situation est dramatique sur le continent africain pour les gays et lesbiennes, et pas seulement qu'en Afrique du Sud.
| Plop a écrit: | Mais pendant que les lesbiennes sont confrontées au préjugé dans les rues de Khayelitsha, Soweto et ailleurs, leurs droits sont en train d'être enracinés dans le système juridique en Afrique du Sud.
L'année dernière, la Cour constitutionnelle a statué en faveur du mariage entre personnes du même sexe dans le pays. Les députés ont jusqu'à la fin de cette année pour amender la loi en conséquence.
En 2002, le tribunal a décidé que les couples gays avaient le droit d'adopter des enfants, faisant, dit-on, de l'Afrique du Sud, le premier Etat africain à légaliser de telles adoptions. La constitution sud-africaine proscrit la discrimination sur la base de l'orientation sexuelle.
La décision de la Cour constitutionnelle de 2005 a été condamnée sans ambages par des groupes religieux.
''La légalisation de mariages de personnes du même sexe aura un effet moralement nuisible sur l'institution de la famille, traditionnellement définie comme une union permanente entre mari et femme'', a indiqué l'église catholique dans un communiqué rendu public, le 7 décembre 2005.
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Pour une fois que l'Etat est plus progressif que les gens...N'empêche, ça reste triste tout ça... _________________ "César, tout ce que tu sais, c'est de la merde!" (Jennifer Tilly dans "Bound")
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|  | | AliasWalen Langue d'Alice!

Nombre de messages: 123 Age: 19 Localisation: 17/Paris Date d'inscription: 13/11/2006
 | Sujet: Re: Chronique de l'homophobie ordinaire... Sam 18 Nov - 14:10 | |
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|  | | Invité Invité
 | Sujet: Homophobie : Delanoë Mar 6 Mar - 17:54 | |
| Bravo la jeunesse UMP... Une vidéo anti-PS moque Bertrand Delanoë sur son homosexualitéUne vidéo, postée sur le site Dailymotion, cherche à moquer «les éléphants du PS» et attribue à chacune des figures historiques du Parti socialiste une description peu flatteuse. (...) La manière dont Bertrand Delanoë est désigné hargneusement sous le terme de «Notre Dame de Paris» semble gênant: il cherche ainsi à ridiculiser le maire de Paris au prétexte de son homosexualité. Le film est signé par les Jeunes populaires, les militants «jeunesse» de l'UMP, qui s'étaient déjà distingués l'an dernier par leur ambiguïté sur la question, lorsqu'ils avaient fait un amalgame entre homosexualité et pédophilie . Joints au téléphone par Têtu au siège du parti de la majorité, à Paris, les Jeunes de l'UMP se sont refusés à tout commentaire sur le message posté en leur nom. L'article entier |
|  | | Smisek67 DJ Carmen's Musics

Nombre de messages: 1167 Localisation: 18 ans - Alsace Date d'inscription: 24/12/2006
 | |  | | | | Chronique de l'homophobie ordinaire... | |
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