Ben moi, bizarrement ça ne m'est jamais arrivé dans ce sens...
En fait ce sont plutot des heteros qui ont jeté leur dévolu sur moi. Par 4 fois ce furent des collègues, dont 2 mariées et meres de famille, une en couple et l'autre divorcée avec enfants.
Moi je n'avais rien vu venir, rien demandé... L'histoire la plus belle a duré prés de deux ans et la plus longue a duré trois ans et demi. J'ai perdu tout contact avec ces femmes par la suite. La seule qui me fait encore souvent défaut aujourd'hui est celle avec qui l'histoire fut la plus belle. On a su rester amies, j'ai accepté sa décision de tout syopper puisque je savais notre histoire sans avenir. Je la savais incapable d'affronter les prejugés et la pression sociale, pour elle, pour ses enfants. Je me savais incapable de lui apporter le confort et la securité que son mari lui apportaait. Par amour pour elle, j'ai accepté ces données, me suis rapprochée de son mari qui la négligeait pas mal, lui ai filé des tuyaux (genre lui rappeler des dates comme la St Valentin, son anniversaire, etc...) afin qu'il la reconquérisse. Il m'en a couté... beaucoup... Mais je l'aimais et son bonheur importait plus à mes yeux que le mien. Par ailleurs je réparais ses bourdes, ses oublis, lui trouvait des excuses, des circonstances. On est devenus amis lui et moi. Par ce biais, je m'assurais aussi de ne rien tenter pour la reconquérir, jamais. On ne fait pas ça à un ami...
Ils ont déménagé, elle s'est laissé un an pour reconsytruire son couple, sinon... elle me revenait... Moi, il m'a fallu deux ans pour envisager autre chose... Et puis j'ai vu "Pourquoi pas moi?" Et je me le suis dit, justement. J'ai eu ma période "Shane de cour de récré" (ouais on divise par 100 mes aventures, quoi...) et Elle l'a trés mal vécu. Eh oui, elle était mon amie, je lui disais tout... sauf que là, c'en fut trop... Elle a déboulé un jour chez moi presque à l'improviste malgré les 1000 bornes qui nous séparaient et s'est pris une cuite monumentale en me voyant avec une fille. et puis elle s'est jettée sur moi, et pauvre de moi, ces sentiments si violents à eine enfouis on fait que... la chair est faible... j'ai craqué... Mais son regard après coup (sans mauvais jeu de mot) était dominateur, genre "tu es tjrs à moi, je claque des doigts et pouf t'es là". Je lui ai dit que tout cela n'avait aucun sens que dés lors que je tomberais amoureuse elle pourrrait tenter tout ce qu'elle veut, en vain...
J'ai continué ma vie de rencontres sans lendemains, ne Lui épargnant que peu de détails.
Les relations se sont alors dégradées, les coups de fil raréfiés se terminaient en larmes. On est restées 3 miois sans se voir et j'ai rencontré la 1ere fille avec qui j'ai vécu. J'ai fait les 1000 km quand même pour aller La voir et Lui dire en personne ce que je vivais. Elle l'a trés trés mal vécu.
Je suis repartie trés vite. C'est d'ailleurs son mari qui m'a ramenée au train, il m'a fait comprendre qu'il savait, qu'il savait que je la faisais souffrir plus que ce que lui pourrait la faire souffrir. Qu'il comprenait. Je lui ai juste dit que j'étais désolée. Il m'a dit que je ne devais pas l'être...
Depuis on ne s'est que peu revues Elle et moi, elle n'a jamais voulu venir dans un chez moi qui n'était pas qu'un chez moi. Lui est venu une fois seul avec les enfants chez moi.
Voilà l'histoire est d'autant oplus triste que depuis c'est son amitié qui me manque. Une amitié en laquelle j'avais tant crue, elle me l'avait tant jurée éternelle.... Mais il faut croire que derrière cette amitié de façade des sentiments encore trop douloureux l'empêchaient de me voir heureuse, avec une autre qu'elle...
Je ne sais pas pourquoi je vous ai raconté cette histoire, surement parce qu'elle m'habite encore, 5 ans après et dont la morale est que la frontière entre homosexualité et heterosexeualité est vite franchie, pour ce qui est de la capacité à vivre l'histoire et ses sentiments... c'est autre chose!
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véro!
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire ! Oscar Wilde