Il y a quelques temps je me suis retrouvée dans un bar, dans une discussion de filles de la trentaine, célibataires. Y'en avait deux (environ 33, 34 ans) qui envisageaient de se trouver un mec dans un bar, juste pour une soirée, pour leur faire un enfant. Elles ont le sentiment de perdre du temps, d'être en retard sur ce que les autres vivent, le célibat leur pèse car elles voient de plus en plus de nanas de la vingtaine dans les bars, de plus en plus de nanas de la trentaine en couple et avec des enfants qui savent déjà faire leur lacet.
Bref, c'est l'horloge biologique de toute façon qui rappelle à toute femme qu'il y a une date de péremption pour faire un autre petit nous-même. Et puis tant qu'on a pas essayé d'avoir un enfant finalement, on ne sait pas si on peut en avoir un sans problème. Parce qu'à la trentaine justement, on voit aussi beaucoup de femmes qui essaient d'en avoir un, et qui luttent par tous les procédés avec leurs mecs.
Et quand à la trentaine on n'a pas de mecs (ou de nanas!)et pas d'enfants, çà psychotes à fond sur l'enfantement.
Après quand on est en couple c'est différent.
Mais on se pose la question de notre capacité à reproduire physiologiquement quand même je pense.
Après dans un couple lesbien, c'est compliqué finalement. Qui porte l'enfant, pourquoi, et pourquoi pas l'autre. Y'a le problème des différences d'age et de mâturité, y'a la question des enfants déjà là pour l'une, donc y'en a une qui a une expérience que l'autre a pas, et quand on a torché les petites fesses de deux ou trois gamins, on a peut-être déjà donné dans l'expérience.
Et puis il y a le problème de l'amour. Car faire un enfant c'est plus sacré qu'un mariage en fait, et il faut s'aimer beaucoup pour faire un enfant quand on est un couple homo, notamment parce qy'il faut un certain courage pour exprimer ce désir avec tous les carcans dans lesquels sont confinés les homos malgré eux, et puis il y a le problème de l'adoption, donc du mariage aussi, le problème de l'insémination tout court, loin d'être évident de tous points de vue.
Alors le thème du topic c'est l'insémination artisanale..
L'idée de prendre le sperme de quelu'un que je connais me poserais un problème, et l'inverse aussi sûrement. Comment faire pour déjà accepter l'idée du sperme de quelqu'un qu'on ne connait pas dans son corps.
C'est un barrière à sauter, elle se saute.
Le choix de savoir qui porte l'enfant est pas évident non plus, même si de façon évidente y'en a une qui s'y colle, celle qui a le plus envie par exemple, celle qui sent le plus la fibre maternelle.
Le problème reste, de qui sera le sperme? Et si c'est pas un problème la provenance, alors y'a plus qu'à faire des bébés si finalement, notre vie le permet et s'y prête..