Morphée Radar

Inscrit le : 30 Juil 2005 Messages : 322 Localisation : 25 ans, IDF
| Sujet: "On n'est pas que des parents" sur France 5 Mer 17 Oct - 0:09 | |
| En ce moment sur France 5, l'émission "On n'est pas que des parents" est consacrée à:
Bisexualité : comment construire sa vie de couple Etre bisexuel, qu’est-ce que c’est ? Un fantasme, une incapacité à choisir ... ou au contraire, la conviction que l’on peut aimer indifféremment un homme ou une femme ? Vos réponses à cet appel à témoins étaient claires : une façon d’être soi, tout simplement. Pour autant, ce n’est pas forcément facile de vivre en couple en ayant conscience de cette (...)
Site de l'émission: http://www.france5.fr/on-n-est-pas-que-des-parents/index.php?page=accueil&id_rubrique=333
ce soir, l'émission dure jusqu'à 00h40.
Le débat qui pourrait vous intéresser:
La bisexualité est-elle une identité figée ? Dr Gonzague de Larocque : Non. C’est la différence entre la construction psychique de l’enfant et celle de l’adulte. L’enfant, dans sa constructio,n doit intégrer des règles, des normes et finalement, construire une identité modelée sur un modèle collectif. En gros, le rêve de l’enfant, c’est de devenir comme tout le monde. Chez l’adulte, c’est le contraire. Il déconstruit son identité et rêve de devenir un individu unique à part entière et donc, de ne pas se résumer à une case. La bisexualité est-ce une question d’amour ou de sexualité ? Dr G. de L. : Ni l’un ni l’autre, c’est une question de désir ou d’attirance. Il faut bien reconnaître qu’aujourd’hui, on ne sait pas pourquoi des individus sont attirés vers l’un, l’autre ou vers les deux sexes. On sait que c’est une réalité qui s’oppose aux théories des biologistes. Pour l’anecdote, on retrouve des comportements bisexuels chez plein d’animaux. On a même formulé un concept neuroendocrinien de la bisexualité chez les mammifères ! Mais attention, chez les animaux, on parle de comportement reproducteur et non de désir. C’est toute la différence. Notre sexualité est éminemment culturelle et donc, liée à un apprentissage. L’embryon jusqu’au 45e jour présente les caractères masculins et féminins. Il ne faut pas confondre le sexe biologique (mâle et femelle), l’identité sexuelle (notre construction sociale en tant que femme ou homme) et enfin, l’orientation sexuelle (hétéro, homo, bi). Comment vivre en couple quand on est attiré par les hommes et par les femmes ? Dr G. de L. : Commençons juste pars un petit peu d’histoire. Jusqu’au XVIIe siècle, et c’est encore vrai ailleurs qu’en Occident, on ne couplait pas, on n’associait pas, conjugalité (le fait de construire un couple) et érotisme (la sexualité). Au XVIIIe siècle, on a créé l’amour romantique qui confond ces deux notions, et tout le monde est censé "faire corps" avec la personne qu’il aime et avec qui il a une sexualité. C’est pour cela qu’il n’y a plus de mariages arrangés, par exemple. Donc, depuis cette période le couple se fonde sur la sexualité et le plaisir. Sauf que, les six premiers mois, voire la première année, il n’y a pas de problèmes car il y a la passion qui crée une sorte d’addiction à l’autre. On ne voit qu’elle ou lui. Mais le problème de la solidité du couple, ce n’est pas le problème du désir vers un sexe ou l’autre ou les deux. Le problème est de savoir comment on gère un projet basé sur le sexe quand la passion s’éteint. La question de la fidélité se pose-t-elle différemment dans un couple si l’un est bisexuel ? Dr G. de L. : Non bien sûr. La fidélité dans un couple hétérosexuel comme dans un couple bisexuel dépend de la qualité de la relation que l’on a avec l’autre. La seule différence est que si l’on trompe, on trompera avec un homme ou avec une femme. Mais si l’on est bien avec quelqu’un, que l’on soit bisexuel ou hétérosexuel, le schéma est le même. La bisexualité est-elle un danger pour le couple ? Dr G. de L. : Non, pas forcément, parce que quand c’est un désir commun et qu’il y a un projet érotique commun, ça peut au contraire rapprocher le couple, mais sinon, effectivement, un couple peut être complètement détruit par cette expérience. Quand la bisexualité fait partie de ce que l’on appelle "un projet érotique", alors il faut que le couple soit solide pour pouvoir "assumer" cette expérience. Sinon, c’est un danger. La bisexualité doit-elle être forcément assouvie, quand on est en couple ? Dr G. de L. : On revient à la question initiale : comment faire couple après la passion ? Je crois qu’il faut revenir à l’idée que le couple est quelque chose qui se construit à deux. Et donc, forcément, il y a des négociations, des choses où l’on est d’accord et d’autres où l’on ne l’est pas. Et les choses bougent et ne sont pas figées. On peut donc sortir de l’idée de frustration "contre" passage à l’acte. Entre ces deux extrémités, il existe tout un tas de possibilité de construire paisiblement une histoire de couple. Pour conclure, la bisexualité est-elle influencée par un certain effet de mode ? Dr G. de L. : La bisexualité n’est pas une mode en soi mais elle peut aussi s’intégrer à un effet de mode. Pour comprendre cela, il suffit de comparer deux enquêtes sur la sexualité, l’une dans les années 50 et l’autre qui est sortie il y a quelque mois. Dans les années 50, la représentation sociale de la sexualité est très pauvre dans les dîners en ville. Tout le monde pense que chacun a une sexualité hétérosexuelle, reproductive, en position du missionnaire. Quand Kinsey sort son rapport (celui qui "gradue" la bisexualité), on se rencontre que la réalité dans l’intimité est bien autre et qu’en réalité, ce qu’il se passe dans la sexualité est bien plus riche. Aujourd’hui, c’est le contraire ! La représentation sociale est très riche, on a l’impression que tout le monde va dans les clubs échangistes ou essaye le sadomasochisme. Mais quand on pose la question, la sexualité est en réalité bien plus simple. Donc, on est passé d’un modèle où il fallait transgresser un interdit à un modèle où il faut atteindre une performance. Et c’est dans ce modèle où certains se disent qu’il faut absolument essayer l’échangisme. Donc, cet effet de mode existe. Ceci dit, on a aussi le droit d’aimer jouer au tennis sans pour autant s’imposer de jouer dans des matchs, et pire, ne pas supporter de ne pas être le meilleur ! |
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caramel33 DJ Carmen's Musics

  Age : 21 Inscrit le : 03 Oct 2005 Messages : 1078 Localisation : Pas-De-Calais.....Là où il fait souvent froid!
| Sujet: Re: "On n'est pas que des parents" sur France 5 Mer 17 Oct - 14:50 | |
| J'ai vu le magazine hier. Il était passé au matin vers 10h00. C'était assez bien fait je trouve. Mais les témoignages étaient en quelques sortes identiques. Les 3 invites (2 sur le plateau et 1 en reportage) ne pouvaient pas concevoir de coucher qu'avec la même personne. Malgrés le fait qu'ils etaient en couple ils couchaient avec une autre personne qui n'était pas du meme sexe que leur conjoint. Et je ne pense pas que tout les bisexuels soient comme ça,non? Par exemple comme dans le reportage ou il y avait une femme et un homme, la femme qui était bi couchait avec d'autre femme et cela ne derangeait pas son conjoint.Je trouve cela quand meme hallucinant, parce que pour moi le plus important c'est la personne avec qui tu as des sentiments et du moment ou tu couches avec quelqu'un d'autre c'est que fatalement il y a quelques choses de cassé dans ton couple,non? Les explications du sexologue étaient pas mal. Il a bien fait comprendre,pour ceux qui ne s'était pas encore rendu compte, que ce n'était pas une question de choix. Après une chroniqueuse a fait un petit spitch sur les homos avec beaucoup de clichés(que des clichés d'ailleurs)...je pense qu'il devait y avoir un coté de derision mais cela ne c'est ressenti qu'a la fin quand elle nous l'a fait comprendre. Donc la c'était beaucoup moins bien et pas interessant du tout.Je dirais même completement inutile. En tout cas là, l'emission était beaucoup plus intimiste que "les tabous de..."Je pense que c'est plus interessant quand c'est comme cela. |
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